- Le Pic de Vallonpierre 2741m en circuit par le Col des Chevrettes et les balcons du Sirac

Publié le 21 juillet 2026 à 11:45

Réalisée le 19-20 juillet 2026.

 

Au royaume de la verticalité, le Valgaudémar a une place de choix dans le Massif des Écrins. Malgré une largeur importante, la vallée est encadrée par des reliefs verticaux et des parois imposantes. Depuis les bords de la Severaisse, on ne fait que lever la tête pour contempler le paysage. On se sent petit, insignifiant, presque bloqué puisqu'on a du mal à se dire que des sentiers se cachent ici et là pour s'élever au-dessus de la vallée. Reste que les sentiers se comptent sur les doigts d'une main et ne permettent que très rarement de basculer d'une vallée à une autre, d'un vallon au suivant.

Le principal sentier correspond au célèbre Gr54 qui arrive dans le Valgaudémar au niveau du Col de Vaurze et s'en échappe par le Col de Vallonpierre. Les autres sentiers sont des cul-de-sac pour les randonneurs et permettent d'accéder la plupart du temps à de petits plateaux lacustres. On peut citer ici les Lacs de Pétarel, le Lac du Lauzon ou encore le Lac de Vallonpierre et son refuge. C'est d'ailleurs vers cette dernière destination que notre randonnée nous amène. Point le plus couru du Valgaudémar, le Refuge de Vallonpierre et son alpage attirent les foules avec leur cadre idyllique et grandiose au pied du Sirac 3441m. Facile d'accès depuis le Chalet-Hôtel de Gioberney et situé sur le Gr54 contournant les Écrins et l'Oisans, il n'est par rare que son sentier soit une véritable autoroute à la haute saison.

Pour éviter une telle situation, il faut farfouiller dans les cartographies et les topos locaux pour dénicher les accès les plus confidentiels vers Vallonpierre. Bien que le Champoléon soit moins prisé que le Valgaudémar, on reste sur le Gr pour accéder à Vallonpierre. On regarde donc du côté du Valgaudémar si un autre accès n'est pas envisageable.

A l'Est se trouvent les classiques balcons du Sirac qui peuvent être une alternative mais on s'intéresse davantage au Col des Chevrettes perché à l'Ouest du Refuge de Vallonpierre. Il semblerait qu'un accès soit possible en grimpant depuis la Lavine, totalement hors sentier et dans un environnement assez incliné. Des topos existent sur cette portion mais diffèrent de ce qui peut être inscris sur les cartes OSM. On enregistre donc les deux options puis on se lance à l'assaut du Col des Chevrettes depuis le hameau du Rif du Sap, quelques kilomètres avant les grands parkings du Gioberney.

 

Jour 1 : L'ascension du Pic de Vallonpierre par la Lavine et le Col des Chevrettes.

 

Du Rif du Sap, perché à 1400m d'altitude, on fait directement face à la rude montée qui nous attend sous l'esthétique Aiguille de Morges. Nous sommes cependant sur le mauvais versant de la vallée puisqu'il nous faut dans un premier temps traverser la Séveraisse au niveau des Taillas.

S'en suit une montée dans un sous-bois peu dense où l'on enchaîne une multitude de lacets pour rejoindre les alpages.

 

Durant la montée, on traverse puis on longe le Ruisseau de l'Herbiou. Quelques lacets plus tard, la forêt s'ouvre sur les alpages de la Cabane du Pré de l'Ours, petit abri rustique servant de lieu de stockage pour l'estive. 

Plus l'on monte, plus les montagnes sur l'autre versant bombent leurs pentes abruptes et leurs pics acérés. On devine la Cime du Vallon dépassant les 3400m d'altitude ainsi que le petit éperon du Lambert, rocher proche du Refuge-Bivouac de Chalance que l'on devine légèrement au milieu des pierriers.

 

A partir de la Cabane du Pré de l'Ours, on bifurque vers l'Est. Quelques indications précisent la marche à suivre à l'arrière de la cabane mais le sentier n'est pas des plus visibles. Heureusement, les troupeaux ont dégagé la voie en ratissant l'alpage. On monte légèrement en traversant des pentes recouvertes d'aulnes avant de basculer de nouveau dans un alpage, signe que nous approchons de la seconde cabane. 

Certains topos mentionnaient la difficulté de naviguer dans les pentes séparant les deux cabanes du fait d'une végétation envahissante et d'une faible fréquentation. Il faut donc redoubler de vigilance sur cette portion pour éviter de partir dans des pentes plus abruptes.

En passant une butte herbeuse, on surplombe légèrement la Cabane de la Lavine. Le troupeau et les patous encadrent ses murs sous un soleil écrasant. Initialement, nous aurions dû passer près du petit baraquement pour franchir la ravine présente quelques mètres en dessous de ce dernier afin de remonter l'alpage de l'autre côté. Mais c'était sans compter les trois chiens de protection qui nous ont contraint à trouver un plan B pour poursuivre notre progression. 

 

 

 

Les pentes en amont de la cabane sont cisaillées par de nombreuses ravines. On doit négocier certaines d'entre elles pour espérer rejoindre les alpages en dévers situé entre le Sellar (où nous nous trouvons) et le Ruisseau de la Lavine. 

Le cheminement classique, sans blocus des patous, est beaucoup plus commode et permet de rejoindre les pentes herbeuses bien plus rapidement. 

 

De retour sur les alpages, on peut enfin se concentrer sur l'ascension de la langue herbeuse nous conduisant vers les contreforts de l'Aiguille de Morges. Il n'y a plus de sentier à partir de la Cabane de la Lavine, on monte au plus pratique en suivant par moment des traces de moutons au milieu des rhododendrons. 

Derrière nous, les Rouies et les Bans s'érigent dans le panorama.

 

 

Au fur et à mesure de l'ascension, on se rapproche d'une pointe caractéristique située sur l'arête Nord de l'Aiguille de Morges. 

Il faut s'en servir comme cap. Sous cet éperon, il faut suivre la dernière langue herbeuses qui se termine en pierrier schisteux et les premières parois. 

A 2300m, il ne faut pas non plus oublier de franchir le Ruisseau de la Lavine au moment le plus opportun. C'est le point de départ de cette ascension finale. 

 

Nous avons donc, d'après les topos existants, deux options pour rejoindre le Col des Chevrettes : 

- Soit on s'érige au plus haut point de la langue herbeuse vers une petite vire que l'on distingue légèrement à gauche de l'aiguille rocheuse. Il s'agit ici du passage de la Parière. (passage relaté dans la plus part des topos)

- Soit on monte jusqu'au point haut de la dernière ravine située à gauche du Point 2383 sur les cartes IGN pour entamer une traversée globalement en balcons afin de rejoindre une faiblesse dans la paroi. (passage tracé sur les cartes OSM)

Sur la phase terminale de la langue herbeuse, au moment où les blocs prennent la place des rhododendrons, quelques cairns font leur apparition. Ils nous incitent à partir vers la seconde option. On s'exécute donc. On franchit le haut de la dernière ravine puis on descend légèrement dans le chaos de blocs coincé entre les parois en amont et les ravines des Lauzettes. Les cairns sont peu visibles sur cette portion mais on devine naturellement le lieu de passage pour atterrir sur le Cros des Chevrettes. 

On devine le point de passage du ressaut rocheux face à nous, sous la pointe rocheuse cotée 2668 sur IGN.

 

Une fois le ressaut franchi, on atterrit dans un vaste chaos de pierres sous les cimes du Montagnon, de l'Aiguille de Morges et du Pic de Vallon Clos. On évolue sur les arêtes morainiques pour contourner le Point 2668 avant de rejoindre le talweg du vallon au moment où le Col des Chevrettes orné de son bloc rocheux finit par s'apercevoir. Les couleurs du vallon sont saisissantes avec des teintes rouillées, grises et noires, sans oublier le blanc du névé et le vert des petites parcelles d'alpage.

 

Au Col des Chevrettes 2592m, c'est le clou du spectacle avec l'apparition du Sirac 3441m et de son petit glacier face à nous. On devine également le Refuge de Vallonpierre que nous allons rejoindre depuis le col en suivant globalement le talweg du Vallon de l'Ocanière.

Depuis le col, on ne peut pas relier directement le Pic de Vallonpierre que l'on voit également sur la gauche de la photo ci-dessus. Les pentes et les pierriers reliant le Col des Chevrettes au Col du Roundéou semblent praticables mais l'autres versant et la crête reliant le pic par la suite ont l'air peu attrayantes. On se décide donc à relier le refuge avant d'effectuer le Pic de Vallonpierre en aller-retour.

 

Sur ce versant du Col des Chevrettes, cairns et sentier sont présents. On les suit jusqu'aux environs du Refuge de Vallonpierre en troquant la roche rouge pour une roche plus classiquement grise. 

On se pose quelques instants au refuge, on se déleste de nos sacs puis on s'attaque au dernier 500m de dénivelés nous séparant du fameux pic.

Sirac et Lac de Vallonpierre.

Refuge des gardiens sur fond de Pic Jocelme et Pic de Bonvoisin.

Du Refuge de Vallonpierre il faut suivre le Gr54 en direction du col éponyme. Par chance, passé 16h, la plupart des randonneurs ont déserté les hauts sentiers. On file donc vers le col avec comme uniques consoeurs les nombreuses et curieuses marmottes qui peuplent les alpages. 

 

Rapidement, les alpages laissent place à un paysage lunaire et grandiose. Le Sirac et sa cime bicéphale nous zyeute tel Sauron au milieu du Mordor. 

 

Du Col de Vallonpierre 2607m, on quitte le Gr54 qui descend dans la Vallée du Champoléon. On emprunte une sente bien visible qui part sur la droite en suivant globalement l'arête menant au Pic de Vallonpierre. L'ascension de ce sommet ne présente aucune difficulté d'autant que le panorama depuis sa cime vaut clairement le détour.

 

Le Sirac et le Glacier de Vallonpierre depuis le Pic de Vallonpierre 2741m.

 

Aiguille de Morges et Montagnon. On remarquera un chamois solitaire à droite de la parcelle herbeuse.

Pointe de la Muande, Rouies et Pointe du Vallon des Etages.

Refuge et Lac de Vallonpierre avec le Pic Jocelme, le Pic de Bonvoisin, le Pic de Malamort, les Pics du Loup et la Pointe de Jarroux.

Au Nord, de nombreux géants des Ecrins sont visibles. On devine même la Barre des Ecrins 4102m émergeant près des Bans et du Mont Gioberney. Au Sud, les Ecrins s'affaissent progressivement et les plus de 3000m s'amenuisent. Le Sirac est le dernier géant du massif, au-delà, la Pointe des Estaris, le Mourre Froid et l'Aiguille de Cédéra ne dépassent que légèrement voire ne font que frôler cette barre fatidique.

 

En descendant du Col de Vallonpierre, le Pic des Aupillous et les Bans se confondent au loin. 

Du pic, on rebrousse chemin jusqu'au Refuge de Vallonpierre. On patiente jusqu'aux environs de 19h sur la terrasse du refuge, bière à la main, heure à laquelle nous pouvons planter notre tente et monter notre bivouac dans le Parc National des Ecrins. 

Autour du refuge et même si le coin est assez prisé, il y a énormément de place pour bivouaquer, de sorte qu'on peut facilement s'isoler. Les alentours du refuge ruissellent à de nombreuses endroits même si une fontaine est directement mise à disposition à côté du refuge.

 

 

Bans et Pic des Aupillous.

Sirac et bivouac.

Pic Jocelme.

 

Vers 21h, le soleil s'échappe du Valgaudémar et ne laisse que les hautes cimes illuminées. Un petit festival de couleur se met en place pour quelques instants avant que la nuit ne prenne le relai, faisant taire par la même occasion les dernières marmottes.

 

 

Jour 2 : Les Balcons du Sirac et du Haut-Valgaudémar.

 

En ce deuxième jour, l'itinéraire sera plus classique. Même si on évacue une descente directe vers le fond de vallée via le Gr54, on empruntera un long sentier en balcons reliant les différents refuges du Haut-Valgaudémar, au premier chef les Refuges de Vallonpierre et de Chabournéou. Cet itinéraire, totalement balisé et indiqué, n'est pas forcément à prendre à la légère notamment à la fin du printemps où les traversées de couloirs d'avalanche sont nombreuses sous la face Nord du Sirac. Sans oublier les nombreux torrents dont les passerelles peuvent être installées plus ou moins tardivement en fonction de la fonte des neiges.

En plein été, il n'y a donc aucun souci pour partir longer le Haut-Valgaudémar en oscillant entre 2000 et 2300m, le tout encadré par les deux sommets du coin : le Sirac et les Rouies.

 

 

Au petit matin, l'alpage de Vallonpierre s'illumine au fur et à mesure que l'ombre du Sirac rapetisse. On se ravitaille en eau à la fontaine du refuge tout en profitant des magnifiques reflets dans le petit Lac de Vallonpierre avant de partir vers le sentier des Balcons du Sirac.

Au milieu de l'alpage, on devine une bifurcation entre le Gr54 et ce sentier indiqué par un panneau en bois quelque peu vieillot. On passe aux abords du grands pierriers du Peytraou avant que le sentier ne se faufile dans les faiblesses du dévers à l'aide de quelques câbles. Le but ? Contourner la muraille du Banc des Aiguilles et basculer sur le flanc Nord du Sirac. 

L'Olan, la Cime du Vallon, le Pic Gazonné, l'Aiguille des Saffres, la Pointe de la Muande, les Rouies, la Pointe du Vallon des Etages et les Pics du Vaccivier.

 

En basculant de l'autre coté du Banc des Aiguilles, on atterrit sur le premier couloir chutant de l'arête Nord du Sirac : le Meillon. On traverse à gué le torrent sous l'oeil attentif de la petite tête de loup rocheuse qui nous surplombe.

 

 

Après une traversée d'un peu plus de 4km, on arrive près du Refuge de Chabournéou. Perché sur son promontoire et beaucoup plus modeste que le Refuge de Vallonpierre, ce refuge peut à la fois servir de halte lors d'un tour des refuges du Valgaudémar mais surtout de point de départ pour les alpinistes souhaitant conquérir les cimes surplombant le Vallon du Torrent de Chabournéou : Pic Jocelme, Pics du Loup, Pointe de Chabournéou en tête.

De notre coté, on ne fait que passer aux abords du refuge puis on poursuit le sentier en direction du prochain intermédiaire : la Cabane du Pis.

 

Les environs du Refuge de Chabournéou bénéficient d'une splendide vue sur la face Nord du Sirac et l'itinéraire que nous avons emprunté depuis Vallonpierre. On devine encore les quelques bouts de glacier qui se cramponnent sur le flanc de la montagne. Rien à voir avec leur taille d'antan dont les larges dalles de roches polies sont les vestiges. D'ailleurs, même les cartes IGN n'indiquent plus le glacier et se contentent de mentionner ''Anciens Glaciers du Sirac''.

Le Sirac est une montagne totem du Valgaudémar, certes il s'agit du dernier géant méridional des Ecrins mais son relief, bicéphale vers l'Ouest et l'Est, et en dents de scie depuis le Sud ou le Nord, le rendent reconnaissable à des kilomètres à la ronde. D'ailleurs, son toponyme Sirac proviendrait bien des six pointes rocheuses constituant son arête sommitale : les Six Rocs.

 

Au fur et à mesure de notre progression, l'éminence du Sirac se fait peu à peu concurrencer par celle des Rouies 3589m, sommet majeur de la zone et dont le sentier nous fait approcher sa face Sud.

 

 

On traverse successivement les alpages de la Baume Rousse, le Torrent du Pis Baumette et les alpages de la Tirière. Depuis ces derniers lieux-dits, on se retrouve à la perpendiculaire du Valgaudémar, dont on devine la commune principale : la Chapelle-en-Valgaudémar. Tout au fond, le Grun de Saint-Maurice et la Grande Tête de l'Obiou ferment le panorama. 

Les Rouies depuis la Tirière.

 

Au bout de la Tirière, on surplombe le Vallon et le Cirque de Gioberney. Nous n'avons d'autres choix que de descendre vers le talweg pour relier la Cabane du Gioberney dans un premier temps puis le Chalet-Hôtel éponyme blotti au milieu du large vallon.

Depuis ce belvédère, on observe avec étonnement la verticalité du versant Nord de l'Aiguille de Morges qui nous a servi de zone d'ascension la veille avec les alpages de la Lavine. On a du mal à se rendre compte qu'un cheminement est possible dans ces ravines et ces pierriers. 

 

On finit par atteindre les environs du Chalet-Hôtel de Gioberney vers les 1650m d'altitude. Localement appelé ''Le Gio'', cet immense bâtiment en pierre est un emblème du Valgaudémar. Construit entre 1948 et 1955 il n'existe aucune route à destination du Gioberney à son ouverture. Il s'agit bel et bien à cet époque d'un refuge permettant aux alpinistes de conquérir les hautes cimes de la vallée. Il faudra attendre dix ans plus tard pour que la route relie la Chapelle-en-Valgaudémar et le Gioberney.

Avant les années 1940, il n'existe que l'ancien bâtiment minier racheté par Xavier Blanc à la fin du XIXème siècle, alors sénateur des Hautes-Alpes, qui fait office de refuge dans le Haut-Valgaudémar. Aujourd'hui encore, le Refuge Xavier Blanc est en fonctionnement près de la Séveraisse et est géré par le Club Alpin Français.

 

 

Depuis le Gioberney, on emprunte la route sur quelques centaines de mètres avant de chuter vers les bords de la tumultueuse Séveraisse au Point 1481. De là, on met finalement pied sur le Gr54 pour relier d'abord le Refuge Xavier Blanc puis le Rif du Sap, point de départ et terminaison de notre périple dans le Valgaudémar,  ''la plus himalayenne des vallées alpines'' comme aimait l'affirmer l'alpiniste Gaston Rébuffat.


ITINÉRAIRE DE LA RANDONNÉE : 

 

Cartes IGN nécessaires : 3437OT ou 3437OTR + 3436ET ou 3436ETR

Pic De Vallonpierre Trace Gpx

Données géographiques – 151,1 KB
  • Départ/Arrivée : Le Rif du Sap - km 0
  1. Passerelle sur la Séveraisse - km 0,2
  2. Cabane du Pré de l'Ours - km 2,6
  3. Cabane de la Lavine - km 3,9
  4. Traversée du Ruisseau de la Lavine - km 5
  5. Haut de la Ravine des Lauzettes - km 5,4
  6. Faiblesse dans la paroi - km 5,8
  7. Cros des Chevrettes - km 6,1
  8. Col des Chevrettes - km 6,7
  9. Vallon de l'Ocanière - km 7,3
  10. Refuge et Lac de Vallonpierre (Bivouac) - km 8,2
  11. Col de Vallonpierre - km 10,3
  12. Pic de Vallonpierre 2741m - km 10,9
  13. Passage câblés avant Balcons du Sirac - km 14,8
  14. Passage du Torrent du Sirac - km 16,7
  15. Refuge de Chabournéou - km 17,8
  16. Passage du Torrent du Chabournéou - km 18,3
  17. Passage du Torrent du Pis Baumette (Cabane) - km 21,8
  18. Plateau de Tirière - km 23,2
  19. Cabane du Gioberney - km 26,2
  20. Chalet-Hôtel du Gioberney - km 27,8
  21. Descente vers la Séveraisse (Point 1481) - km 29,6
  22. Refuge du Clot / Xavier Blanc - km 30,5

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