Le Massif des Ecrins est probablement un des massifs les plus sauvages des Alpes françaises. Une fois que l’on pénètre ses profondes vallées et son parc national, on est littéralement happé par le caractère sauvage et abrupt de ces montagnes. D’ailleurs, la plupart de ses cirques rocheux sont des culs-de-sac pour les simples randonneurs, on laisse ainsi les hauts cols, les langues glaciaires et les sommets de plus de 3000m aux alpinistes. Même son mythique Gr54 qui en fait le tour, n’ose pas tant s’immiscer dans le coeur du massif. C’est en y regardant de plus près et en s’aventurant dans des terrains plus escarpés que l’on découvre, en plus des lacs, des refuges et des fronts glaciaires, des itinéraires menant le randonneur téméraire vers certaines cimes de plus de 3000m d’altitude.

On allie, ici, le Massif des Cerces à celui des Ecrins non seulement du fait de leur proximité géographique mais également en raison de leur positionnement à la croisée des Alpes du Nord et des Alpes du Sud. Cela influençant grandement leurs paysages, leurs reliefs mais aussi leurs accès en fonction des saisons. Certes, de moins haute altitude, dépourvu de surfaces glaciaires digne de ce nom et partagé entre la France et l’Italie, le Massif des Cerces se singularise de son grand voisin. C’est d’ailleurs l’histoire militaire entre les deux pays qui forgera en partie la renommée de ce groupe montagneux où il n’est pas rare de mettre les pieds dans la Grande Histoire au fil des sentiers quadrillant le Massif des Cerces.