- Le Pic du Haut Mouriare 2808m et le tour du Vallon de l'Ascension par la Roche de la Moutière et le Collet du Peyron

Publié le 28 juillet 2026 à 16:30

Réalisée le 26-27 juillet 2026.

 

A l’Ouest du Massif du Queyras, il existe une zone montagneuse encore un peu préservée des hordes de randonneurs souhaitant découvrir le massif. Et pour cause, le Gr58 ne s’y immisce que très peu et les principaux sommets du coin n’ont pas de sentiers officiels vers leur cime. Il s’agit de la région située entre le Col d’Izoard et la Vallée de la Durance. On y trouve les Chalets des Clapeyto, le Lac de l’Orceyrette, le Refuge de Furfande ou encore le Lac de l’Ascension. Autant de randonnées qui conduisent certes dans les alpages de la zone mais très peu au-delà. D’ailleurs, les transitions entre les vallons, même si elles sont globalement praticables, ne sont que très peu balisées, augmentant ainsi le caractère sauvage de ces montagnes. 

On se met en tête donc de gravir une des cimes de ce bout de Queyras. De passage il y a quelques années auparavant, nous avions remarqué l’élégant sommet du Pic du Haut Mouriare surplombant les Lacs de l’Ascension et Escur. Localisé quasiment au centre de ce bloc montagneux, le Pic du Haut Mouriare en constitue la quatrième plus haute cime après le Pic du Béal Traversier, le Pic de Peyre Eyraute et le Pic de Beaudouis. Comme tous ses homologues, le Pic du Haut Mouriare ne bénéficie pas de sentier à destination de son sommet, du moins à partir du Vallon du Lac de l’Ascension. Au-delà des lacs, il faudra naviguer au plus facile pour rejoindre le bastion sommital. 

C’est la spécificité de cette zone du Queyras. Alors que dans le reste du massif, des cimes bien plus élevées sont praticables voire balisées, on peut citer ici le Grand Glaiza ou la Rocca Bianca, les sommets situés entre le Col d’Izoard et la Durance sont bien plus escarpés et sauvages. Sans oublier les panoramas que peuvent offrir ces sommets à proximité de la large Vallée de la Durance et à porter de main du Massif des Ecrins et de ses géants.

 

Pour réaliser cette ascension, on se fixe un départ au plus bas dans la vallée, au niveau de la commune de la Roche-de-Rame, vers les 1000m d’altitude. Un départ plus en amont est possible en empruntant la piste en direction du Plan de la Loubière, mais cela réduit les possibilités de circuit dans la zone. Ainsi, on devrait réaliser, en plus de l’ascension du Pic du Haut Mouriare, un tour du Vallon du Lac de l’Ascension.

 

Jour 1 : De la Roche-de-Rame aux Lacs Escur via la traversée de la Roche de la Moutière.

 

 

 

On débute cette première journée depuis le parking de l'écomusée situé dans le hameau de Géro appartenant à la commune de la Roche-de-Rame. Dès le départ, on longe le Torrent de l'Ascension que nous allons remonter en intégralité jusqu'à sa source et son lac. Il faut cependant noter que nous n'allons pas suivre à la lettre le fil de l'eau, les gorges du torrent étant par moment abruptes, faisant ainsi dévier le sentier un peu plus sur les flancs forestiers de la montagne. 

 

 

Ce n'est cependant pas tant le sentier d'ascension qui retient notre attention au commencement de la randonnée. En effet, le pan montagneux situé de l'autre coté de la Durance fait face à un incendie depuis plusieurs jours après avoir été frappé par la foudre au niveau du Bois Noir. 

Bien que le brasier soit fortement atténué, il n'est pas rare de voir quelques fumerolles reprendre vigueur sur certaines portions de la montagne. 

 

Le feu a débuté sur le versant Durance de la montagne, mais avec les vents et les flammèches, il sévit également sur le versant Freissinières. Les reprises les plus actives se trouvent dans d'ailleurs sur la ligne de crêtes, au niveau du Clot du Puy. Au fond, on devine le Grand Pinier et le Parc National des Ecrins.

 

Depuis la Roche-de-Rame, on grimpe les pans arides de la montagne en direction des ruines du Puy. A partir de là, la forêt est plus dense et apporte un peu plus de fraîcheur. On traverse le Ravin de Pra Chapelle où l'on finit, quelques mètres plus loin, par retrouver les bords du Torrent de l'Ascension, unique source des environs. Il faut donc bien négocier ses besoins en eau puisque depuis la vallée, on ne trouve aucune source sur presque 1000m de dénivelés.

 

Une fois au bord du torrent, on remonte son ultime canyon situé entre la Bouchière et l'Ausselard, ce dernier lieu-dit abritant un des bergeries du Vallon de l'Ascension. 

 

Quelques mètres après la bergerie, on débouche sur les alpages. Le paysage s'ouvre enfin et laisse entrevoir les cimes des alentours : Roche de la Moutière, Pic du Haut Mouriare, Tête de Peyron.

 

Un peu avant le Point 2210, on bifurque sur la gauche en divaguant dans les alpages, le but étant de rejoindre un sentier un peu plus en amont, celui qui relie la Crête des Queyrelets et le Lac de l'Ascension (sentier marqué sur les cartes IGN).

Depuis notre position, il ne nous resterait que quelques minutes pour atteindre les rives du Lac de l'Ascension et notre lieu de bivouac. On se décide donc d'agrémenter la randonnée d'une cime supplémentaire, la Roche de la Moutière, sommet situé à gauche du Vallon de l'Ascension. Pour cela, il faut aller chercher sont arête Ouest au niveau de la Crête des Queyrelets via le sentier mentionné ci-dessus. 

 

Sous le Pic du Bonhomme, le sentier est très peu perceptible, probablement malmené par les nombreuses ravines. Ensuite, on poursuit en balcons jusqu'au col sans nom marquant la transition entre la Tête du Puy et les crêtes menant vers la Roche de la Moutière. Au loin, on observe les 3000 les plus méridionaux des Ecrins, à savoir la Tête de Vautisse et le Pic de Rochelaire. 

 

En direction de Guillestre.

En direction de Vallouise.

 

Contre toute attente, le faux col de la Crête des Queyrelets est une impasse pour emprunter l'arête. En effet, de nombreux pitons rocheux bloquent son cheminement sur le fil. Il faut donc rebrousser chemin sur quelques mètres, partir dans les pentes Sud en balcons ascendant jusqu'à atteindre une arête beaucoup plus commode vers les 2450m d'altitude. 

 

 

On suit le fil de l'arête jusqu'au Point 2641. On quitte par la même occasion la Crête des Queyrelets et on atterrit sur celle des Peyrourets. La vue se dégage sur la suite de l'ascension et sur le Pic du Haut Mouriare. 

Quelques mètres plus loin, il nous faudra quitter l'arête pour basculer sur le versant Nord du Pic du Bonhomme. Nous n'avons pas le choix puisque la verticalité du bastion sommital du Pic du Bonhomme obstrue la crête. On contourne donc cet éperon rocheux avant de tout de suite remonter sur l'arête via une pente bien inclinée.

 

Pic du Bonhomme, Pic du Haut Mouriare et Lac de l'Ascension.

 

Secteur de l'Ausselard et Pic du Béal Traversier.

Contournement du Pic du Bonhomme et Point 2641.

Pic du Bonhomme et goulet d'accès à la crête. 

Lac de l'Ascension et Lacs Escur.

 

Une fois le Pic du Bonhomme contourné, on poursuit sur la large arête nous menant vers la Roche de la Moutière. La vue ne fait que s'amplifier sur le vallon et les massifs alentours d'autant que la luminosité de fin de journée embellit les paysages queyrassins. 

 

Après le Pic du Bonhomme, la pente s'adoucit et on retrouve des zones alpestres. Le sommet de la Roche de la Moutière 2754m approche avec son modeste cairn sommital. Les nuages étant moins tenaces, le paysage depuis le sommet est époustouflant et sauvage. Pas un chat dans les environs, une impression de bout du monde accentuée par les bourrasques et les couleurs presque automnales causées par un été particulièrement sec. 

 

Sur l'autre versant, le terrain est beaucoup moins raide. On domine le Cirque de l'Alpavin d'où émerge quelques cimes, notamment le Pic de Peyre Eyraute, le Mont Chaberton, le Pic de Rochebrune et le Pic du Haut Mouriare.

 

Depuis le sommet de la Roche de la Moutière, on rejoint les environs des lacs via le col éponyme et le Cirque de l'Alpavin. En descendant, on fait la rencontre d'un groupe d'une trentaine de mouflons fuyant vers les Crêtes et le Col de l'Alpavin. Ils seront remplacés plus bas par quelques marmottes avant que l'on atteigne les abords du plus grand des Lacs Escur pour y planter la tente. 

 

Lac de l'Ascension et Tête de Vautisse. 

On passe aux abords du Lac de l'Ascension qui a servi de pataugeoire pour le troupeau d'ovins un peu plus tôt dans la journée. C'est pourquoi on préfère les Lacs Escur pour notre nuit queyrassine. On se situe ainsi juste en dessous des vastes pierriers du Pic du Haut Mouriare d'où l'on devinera encore quelques mouflons trahis par leur bellement incessant avant la tombée de la nuit. 

 

L'appellation ''Ascension'' du lac fait bel et bien référence à la fête religieuse. En effet, dans la culture locale de la Roche-de-Rame, la commune d'où nous avons débuté cette randonnée, il est dit que la glace et la neige libèrent le lac et son émissaire aux alentours de l'Ascension. De même, de nombreux pèlerinages d'altitude étaient effectués par les habitants de la vallée lors de la fête de l'Ascension pour demander fécondité des sols et de l'eau pour les cultures en aval. Ainsi, les habitants réalisaient trois tours de lac pour les cultures, et les femmes six tours pour leur propre fécondité.

Ła toponymie du second lac, le Lac Escur, est un peu moins originale et quelque peu désuète. ''Escur'' est le dérivé de ''Obscur'' en Occitan. En l'espèce on parlerait de Lac Obscur même si on a bien du mal à voir la nuance entre le Lac de l'Ascension et lui-même.

 

Jour 2 : L'ascension du Pic du Haut Mouriare et le contournement de la Tête de Peyron.

 

 

 

Dès les premiers pas, nous sortons des sentiers battus pour nous rendre vers le Point 2498 situé sur les Crêtes de Mouriare. Par moment, ce col est intitulé ''Col de Mouriare'', ce qui n'est pas encore le cas sur les cartes IGN. 

On utilise quelques traces de passages pour grimper jusqu'au col qui ne présente pas de difficultés majeures. Au contraire, on profite pleinement de l'illumination progressive de la Tête de Peyron alors que les petits Lacs Escur sont encore dans l'obscurité. 

Du col, on se retrouve face au Pic du Béal Traversier 2910m. Tout à droite, on devine quelques cimes du Massif d'Escreins, notamment les Pics de la Font Sancte et le Pic des Houerts.

 

Du Col de Mouriare, on voit le sommet mais pas question d'enchaîner directement avec la crête rocheuse partant vers le Nord. Il faut rejoindre les alpages tapissant le Vallon de Mouriare pour ensuite le remonter au plus facile jusqu'à la selle située à équidistance entre le Point 2632 et le Pic du Haut Mouriare. 

Mis à part la légère descente dans le vallon qui se fait dans un pierrier, on grimpe jusqu'à la crête dans un terrain plutôt alpestre, certes incliné, mais sans difficulté.

 

Depuis la crête, non seulement on domine sensiblement le Lac de l'Ascension qui sort progressivement de sa torpeur mais on a une magnifique vue sur le quatuor de géants des Ecrins : Ailefroide, Pic Sans Nom, Mont Pelvoux et Barre des Ecrins. 

A partir de là, il faut suivre le fil de la crête en direction du sommet. L'inclinaison de la pente s'accentue au fur et à mesure jusqu'à butter contre des blocs rocheux infranchissables. Quelques cairns sont alors positionnés pour nous inciter à contourner par la droite ces rochers via une petite brèche qui nous fera reprendre l'arête jusqu'au sommet.

 

Cette ascension est particulièrement esthétique avec une arête sauvage, escarpée et bénéficiant d'une vue à couper le souffle sur les lacs et les massifs limitrophes. Après la brèche où les mains sont par moment nécessaires, le cheminement est plus aisé jusqu'au sommet. Sommet dont on devine l'ombre sur la photo ci dessus. 

 

Le Pic du Haut Mouriare 2808m est composé de deux buttes rocheuses. On se cantonnera à la première, la plus au Sud, pour profiter du panorama. La seconde, d'altitude égale, pouvant être reliée via une courte brèche mais dans un environnement détritique qui n'inspire guère confiance. 

Dans le prolongement du sommet, vers le Nord, on observe le Pic de Peyre Eyraute. A gauche les Ecrins et les Aiguilles d'Arves, à droite, les Cerces et le Lac de l'Orceyrette.

 

Vers l'Est, le Mont Viso, le Pic de Rochebrune et le Pic du Béal Traversier ont la part belle dans le panorama. On devine également le Bric Bouchet, la Tête des Toillies, le Bric de Rubren, le Pic de Maravoise, la Rocca Bianca, le Pic de Balart ou encore les Pics de la Font Sancte.

 

Du Sirac tout à gauche aux Aiguilles d'Arves tout à droite, on devine également la Pointe de l'Aiglière, les Bans, la Pointe des Boeufs Rouges, l'Ailefroide, le Pic Sans Nom, le Mont Pelvoux, la Barre des Ecrins, le Glacier Blanc, la Meije, la Montagne des Agneaux. 

Au premier plan, il s'agit de la Roche de la Moutière à gauche et de la Tome au centre.

 

Pic de Rochebrune 3320m, point culminant du Queyras. 

Lac de l'Ascension, Tête de Dormillouse au centre, Grand Pinier à gauche et Sirac à droite.

Vallon du Mouriare dont nous avons remonté les pentes herbeuses. Massif d'Escreins et du Parpaillon en arrière plan.

 

Pour descendre du Pic du Haut Mouriare, il faut obligatoirement reprendre le sentier d'ascension jusqu'à son col. Ce n'est qu'à partir de ce col que nous aurons la possibilité d'entamer un circuit en ne rechutant pas sur les Lacs Escur et de l'Ascension. 

La descente du bastion sommital peut être impressionnante car vertigineuse. De plus, la roche est particulièrement friable ce qui rend d'autant plus périlleux la descension. Cependant, il n'est pas obligatoire de reprendre la brèche en sens inverse. il est tout à fait possible de la contourner par les pentes à gauche de cette dernière pour atterrir ensuite sur la vire cairnée puis l'arête. 

 

Pic du Béal Traversier, Pics de la Font Sancte, Pic des Houerts.

Retour au Col de Mouriare.

Roche de la Moutière, Lac de l'Ascension, Lacs Escur. 

Depuis le Col de Mouriare, on descend légèrement sur le versant des lacs avant de tenter une traversée en balcons dans les pierriers comblant les pentes des Aurus. Le but étant de redescendre le moins possible pour relier le Collet du Peyron. 

Sur les cartes OSM, un sentier relie le Col de Mouriare au Collet du Peyron mais sur le terrain, il nous a été quasiment impossible de le repérer. On suit un dédale de sente d'animaux sauvages qui nous permet tout de même d'atteindre les dernières pentes menant au Collet. A noter qu'une traversée par le haut via les Aurus est tout à fait envisageable pour joindre les deux cols. Cheminement que nous garderons en tête pour une prochaine virée dans cette zone.

 

Lac Escur et Pic du Haut Mouriare depuis le Collet du Peyron 2457m.

 

 

 

Du Collet, on chute sur l'autre vallon en direction du Plan de la Loubière. Contrairement au Vallon de l'Ascension, cette vallée est beaucoup plus aride et les sources inexistantes. Il nous faudra atteindre les rives du Torrent de Bouchouse, au niveau du talweg du vallon, pour espérer se ravitailler en eau.

Au lieu-dit de l'Aravet, le sentier se divise en deux : l'un chutant directement vers le talweg, l'autre traversant la pinède en direction du hameau du Giet. On choisit la seconde option pour rester en hauteur quelques instants supplémentaires.

Pic des Esparges Fines 2695m depuis l'Aravet.

 

Ravin de la Font des Ardouis.

Piste forestière en direction du Giet. Au fond, la Tête de Gaulent 2867m.

Au hameau du Giet, on rejoint le pont-barrage traversant le Torrent de Bouchouse. A partir de là, malgré une chaleur de plus en plus écrasante, de nombreuses résurgences humidifient les sentiers. Au loin, quelques glaciers sont encore visibles notamment celui du Pelvoux contrastant avec le flanc carbonisé du Bois Noir dont les fumerolles semblent moins vigoureuses que la veille.

 

Tête de Gaulent et l'Aiguillas (Massif des Ecrins).

Après plus de 2000m de dénivelés négatifs, on rejoint progressivement les différents hameaux constituant la commune de la Roche-de-Rame. Le chemin reste sauvage jusqu'à atteindre les premières maison du village, le tout dans une ambiance presque provençale avec pins sylvestres et bouquets de lavande bordant les sentiers. 

Nous n'aurons croisé que très peu de monde dans cette partie du Queyras. Rien à voir avec l'autoroute du Gr58 en période estivale. Même les troupeaux en estive ont été esquivés durant ce circuit, sans pour autant rogner sur les plus belles portions du Vallon de l'Ascension où se cachent quelques uns des plus beaux lacs du massif. C'est une randonnée à effectuer à n'importe quelle saison, les couleurs des alpages et des lacs évoluant au fil du climat : fonte, sécheresse, gel modifiant le décor et l'atmosphère de cette extrémité du Queyras.


ITINÉRAIRE DE LA RANDONNÉE : 

 

  • Départ/Arrivée : Parking de l'Ecomusée de Géro - km 0
  1. Croisement de l'Eyrette - km 1,1
  2. Ruines du Puy - km 3,2
  3. Ravin de Pra Chapelle - km 4,9
  4. Près de la Cabane de l'Ausselard - km 6,4
  5. Crête des Queyrelets - km 8,7
  6. Contournement du Pic du Bonhomme - km 10
  7. Roche de la Moutière - km 10,8
  8. Col de la Moutière - km 11,2
  9. Vallon de l'Alpavin - km 12,5
  10. Près du Lac de l'Ascension - km 13,1
  11. Lac Escur (Bivouac) - km 13,4
  12. Col de Mouriare - km 14,4
  13. Pic du Haut Mouriare 2808m - km 15,5
  14. Collet du Peyron - km 17,5
  15. Ravin de la Font des Ardouis - km 19
  16. Hameau du Giet - km 21
  17. Pont du Giet - km 22,1
  18. Aire de Camping de Bel Pinet - km 23,5
  19. Hameau des Gillys - km 25,9

Carte IGN nécessaire : 3537ET ou 3537ETR

Le Pic Du Haut Mouriare Trace Gpx

Données géographiques – 101,5 KB

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