- La Pointe Centrale Sud du Ferrouillet en circuit par la Brèche de la Roche Fendue et le Pas de la Coche

Publié le 22 juin 2026 à 12:54

Réalisée le 21 juin 2026

 

Le Massif de Belledonne offre une homogénéité de relief sur plus de 60km entre Vizille au Sud et Aiguebelle au Nord. Véritable colonne vertébrale rocheuse séparant les Alpes intérieures des profondes vallées du Grésivaudan et de la Combe de Savoie, ce massif peut cependant se subdiviser en trois sections distinctes : 

  • Belledonne Sud s’étalant de Chamrousse au Pas de la Coche.
  • Belledonne Centre recouvrant le sous-massif des Sept Laux allant du Pas de la Coche au Col de la Croix.
  • Belledonne Nord s’étirant du Col de la Croix aux environs du Col du Grand Cucheron, incluant le Massif d'Allevard et la Chaîne des Hurtières.

Notre randonnée du jour nous amène à l’extrémité Nord de la première portion en côtoyant les cimes austères du Ferrouillet, un petit groupe de sommets fait d’imposantes parois noires et verticales atteignant les 2600m d’altitude. Coincé entre la Pointe de la Scia au Nord et le Sommet Colomb au Sud, le Ferrouillet rassemble plusieurs pointes acérées classées en fonction de leur localisation : la Pointe Nord 2422m, la Pointe Centrale Nord 2571m, la Pointe Centrale Sud 2587m et la Pointe Sud 2622m. Alors que les Pointes Nord et Sud sont réservées aux alpinistes, les Pointes Centrales sont accessibles par voie randonnable, notamment notre objectif du jour, la Pointe Centrale Sud qui s’avère être le sommet le plus aisé à atteindre. 

Le nom de Ferrouillet provient directement de la roche constituant cette partie de Belledonne avec une forte concentration en minerai, ce dernier rendant la roche particulièrement sombre et ayant permis l'exploitation de ces roches d'où l'apparition de toponymes relatifs à ces activités tels que le Col de la Mine de Fer.

 

La présence du Gr738 de la Haute Route de Belledonne et de la Brèche de la Roche Fendue à son pied permettra de réaliser un vaste tour près de ces aiguilles rocheuses en alternant versant Grésivaudan et Vallée de l’Eau d’Olle. Cela aura pour effet d’avoir un tour entièrement balisé à l’exception de la jonction entre la brèche et le sommet. Autre spécificité de cette zone de Belledonne, et plus particulièrement de ce tour du Ferrouillet, est que l’on peut traverser différents paysages presque successivement, car aux classiques environnement forestier et chaos de pierres belledonniens que nous traverserons sur les premiers deux tiers de la randonnée, l’ultime portion se réalisera globalement dans les alpages en dévers surplombant le Rivier d’Allemont. 

Au départ du Parking du Pont de la Betta, au début de cet été caniculaire, on a du mal à se dire que l’on arrivera à trouver des coins sauvages durant cette randonnée. On assiste à une véritable ruée vers les zones de fraicheurs du Massif de Belledonne et notamment ses lacs, ici le Lac de Crop et le Lac de la Coche. Mais les hautes altitudes et la persistance des névés près des cols filtrera et dispersera cette foule en quête d’air frais. 

 

Au départ du parking, le Ferrouillet Nord et le Grand Replomb dominent déjà les environs. Au centre droit, on devine le verrou du Lac de Crop, vestige d'un ancien glacier.

 

 

 

La première partie se fait en sous-bois jusqu'aux deuxième Habert de Crop. On traverse le Pont de la Betta et les quelques alluvions émanant du Ruisseau de Crop. 

Le sentier d'accès au Lac de Crop ne présente aucune difficulté. Après quelques gravillons, on évolue sur un large sentier entrecoupé d'une myriade de racines qui, si elles sont humides, peut s'avérer être l'unique obstacle à une rapide progression vers le Lac de Crop.

Vers l'alpage du Deuxième Habert de Crop, la forêt se désépaissit et laisse entrevoir les cimes plus au Nord : le Jas de Lièvre, la Dent du Pra, le Pic de la Belle Etoile ou encore le Pic du Pin. En bas à gauche, le vallon grimpant vers le Pas de la Coche et que nous emprunterons vers la terminaison de la randonnée. 

 

De l'autre coté du Grésivaudan, la Chartreuse s'étale et érige ses plus hautes cimes : Rocher de Chalves, Chamechaude, Grande Sure, Charmant Som, Bec Charvet, Pravouta, Dent de Crolles, Grand Som, Lances de Malissard, Mont Granier. Tout au fond à droite, on devine le Massif des Bauges. 

 

On finit par atteindre les rives du Lac de Crop 1919m encore légèrement constellé de quelques icebergs. Encaissé dans son vallon glaciaire entre le Grand Replomb et le Ferrouillet, c'est d'ailleurs la croupe de roches moutonnées polies par l'ancien glacier que l'on a aperçu depuis le parking de départ qui lui aurait donné son nom. 

En ce début d'été, le Lac de Crop remplit intégralement le fond du vallon avec une profondeur pouvant atteindre 40m par endroit. Mais une légende locale atteste que lors d'étés caniculaires et secs, le niveau du lac baisserait et laisserait émerger un rocher en son centre : l'Ile Noire. Le simple fait d'apercevoir cette île conduirait à une cécité instantanée. On y rapporte ainsi des pèlerinages successifs de la part des habitants et des bergers de Prabert pour y implorer la pluie lors des étés les plus secs. 

 

Lys de Saint-Bruno.

Le Lac de Crop n'est qu'une escale. On poursuivra avec le sentier sur la gauche du lac que l'on aperçoit furtivement sur les photos ci-dessus. Ce dernier part à l'assaut du Col de la Mine de Fer perché 500m au-dessus du lac, près du Pic de la Pierre. 

 

On contourne le Lac de Crop pour rejoindre le torrent qui l'alimente. Un névé massif tapisse encore le fond du vallon avant que l'on enchaine les multiples lacets vers le Col de la Mine de Fer. Au-dessus de nous, le Roc de la Mine de Fer nous guette.

 

Le Lac Bleu sous les pics du Ferrouillet.

On grimpe ce que l'on appelle la Grande Draye de Crop, un vallon encaissé où se succède verrous et ressauts rocheux. D'ailleurs, les zones alpestres s'amenuisent au fur et à mesure de notre ascension. On pénètre dans l'austère royaume de pierres, en Pays Belledonnien. 

Sur la première portion, du Lac de Crop jusqu'à l'aplomb du petit Lac Bleu, la progression est soutenue. Elle s'atténuera à l'approche du ressaut supérieur pour laisser place à un cheminement plus classique entre névés, roches moutonnées et chaos de blocs. 

 

Vers 2200m, les névés prennent de l'ampleur mais rafraîchissent cette ascension en plein soleil vers le Col de la Mine de Fer. Derrière nous, le Grand Replomb se distingue de plus en plus. 

 

Au Col de la Mine de Fer 2400m, on a presque une vue d'ensemble du Ferrouillet : légèrement à gauche il s'agit de la Pointe Centrale Nord, suivie un peu plus à droite par la Pointe Centrale Sud (notre objectif), de la Brèche de la Roche Fendue puis de la verticale Pointe Sud. 

On met pied par la même occasion sur le Gr738 provenant du Refuge Jean Collet sur le versant Sud du Col de la Mine de Fer. A présent, on le suivra sur une bonne partie de notre randonnée.

 

Pointe Sud du Ferrouillet 2622m.

 

Pour relier la Brèche de la Roche Fendue au Col de la Mine de Fer, on redescend légèrement pour ensuite s'attaquer au chaos de blocs sous les faces Nord du Sommet Colomb et de la Pointe Sud du Ferrouillet. 

La neige est encore bien présente et elle ne fait pas que rafraîchir le randonneur de passage. Quelques bouquetins profitent d'ailleurs de ce coin fraicheur. 

 

La fréquentation baisse une nouvelle fois drastiquement lors de notre bifurcation vers la Brèche de la Roche Fendue. Les randonneurs effectuant davantage la liaison entre le Lac de Crop et le Refuge Jean Collet via le Col de la Mine de Fer.  

Dans le vallon menant à la brèche, on a une vue de plus en plus ample sur le Sommet Colomb, le Col de la Mine de Fer et le Roc de la Mine de Fer. 

 

On arrive tranquillement à la Brèche de la Roche Fendue 2480m qui n'a de brèche que son nom puisqu'il s'agit d'un col tout à fait classique sans verticalité ou exiguïté apparente. On retrouve même quelques monticules herbeux avant d'attaquer la dernière grimpette. De l'autre côté de la brèche, on fait face au sous-massif des Sept-Laux, au Barraque de Grand-Maison, au Nord des Grandes Rousses et on aperçoit même quelques cimes de la Vanoise. 

 

Depuis la Brèche de la Roche Fendue, il faut repérer une légère sente partant dans la face Sud de la Pointe Centrale Sud du Ferrouillet. Plutôt engagé à première vue, le cheminement est en réalité beaucoup plus aisé qu'escompté, on devine même quelques cairns. 

ll n'y a qu'une grosse centaine de mètres qui sépare la brèche du sommet mais en peu de temps le paysage, notamment au Sud, s'ouvre progressivement. La Pointe Sud du Ferrouillet s'accompagne des Trois Pics de Belledonne, du Sommet Colomb, du Pic de la Pierre, des Trois Officiers ou encore de la Grande Lance de Domène. 

 

Les Trois Pics de Belledonne émergeant de la Brèche de l'Homme.

Derniers mètres avec les Grandes Rousses et la Pointe Sud dans notre dos. 

Combe des Trois Laux depuis le sommet avec le sous-massif des Sept-Laux.

Du sommet, on côtoie la Pointe Centrale Nord à gauche suivie du sous-massif des Sept-Laux dont on peut isoler la Cime de la Jasse, la Dent du Pra, le Pic de la Belle Etoile, le Rocher Badon, le Rocher Blanc, la Pyramide, le Toit, le Pic de l'Agnelin, le Pic des Eustaches et le Pic Bunard. Si l'on suit la crête partant la Pointe Centrale Nord, on finit par arriver au bastion sommital de la Pointe de la Scia surplombant les quelques névés de la combe. 

 

 

 

Bouquetins s'élevant au pas de course dans les névés sous la Brèche de l'Homme après le fracas d'un éboulement probablement dû au dégel sur la face Nord de la Pointe Sud du Ferrouillet.

Au Sud, quelques cimes se sont rajoutées depuis le début de l'ascension depuis la Brèche de la Roche Fendue. Tout à gauche on devine des sommités des Ecrins telles que l'Aiguille du Plat de la Selle. 

Au centre, accolée au Trois Pics, il s'agit de la Grande Lance d'Allemont. Et tout à droite, la silhouette de la barrière orientale du Vercors se distingue sous le voile nuageux. 

 

 

Autre surprise au sommet de la Pointe Centrale Sud du Ferrouillet 2587m, quelques bouquets de Génépi ont déjà fleuri, signe d'une précocité anormale en ce premier jour de l'été.

 

Pour cette seconde partie de journée, on ne rebroussera chemin que sur la portion reliant le sommet à la Brèche de la Roche Fendue. Du col, on basculera sur la Vallée de l'Eau d'Olle tout en continuant sur le Gr738 à la recherche tout d'abord des Trois Laux puis du Pas de la Coche. Là encore, contrairement aux abords du Lac de Crop et du Col de la Mine de Fer, la solitude est garantie au milieu de ce cadre minéral. 

 

 

 

Sur le versant Nord de la Brèche de la Roche Fendue, la neige est toujours bien présente. Elle n'est pas dérangeante pour progresser dans le vallon, au contraire, elle recouvre sensiblement les grands chaos de blocs qui caractérisent ces pentes belledonniennes. 

150m sous la brèche, on décide de quitter le Gr pour effectuer un crochet vers les Trois Laux en contournant par le Nord le Point 2327.

Pointe Sud à gauche, Pointe Centrale Sud au milieu et Pointe Centrale Nord à droite. Cette dernière est également randonnable et sa voie d'accès se trouve sur ce versant. Bien plus abrupte que la Pointe Centrale Sud que nous avons gravi, son accès se fait par des pierriers instables et des arêtes aériennes. De plus, il semblerait qu'IGN, sur ses cartes topographiques, n'indique pas la bonne altitude de ce sommet qui s'érigerait à 2590m et non à 2571m, soit trois mètres de plus que la Pointe Centrale Sud. 

 

Les Trois Laux sont un petit groupe de lacs éphémères blottis le versant Sud de la Pointe de la Scia. A la fin de l'hiver, l'eau de fonte les remplit puis ils se vident au fur et à mesure de l'été jusqu'à s'assécher intégralement laissant derrière eux une teinte rouillée sur les roches qu'ils ont submergé quelques mois. A notre passage, il n'était même pas question de parler de lac puisque le vallon était encore totalement enneigé. Seule cette petite flaque turquoise atteste de la présence future des Trois Laux. 

On passe près du petit lac en formation pour rejoindre un vallon plein Est nous permettant de rechuter sur le Gr738. Face à nous, le Pic de l'Etendard, le Pic Bayle et le Rissiou voient quelques cumulus inoffensifs bourgeonner. 

 

De retour sur le Gr, les chaos de blocs laissent peu à peu la place aux alpages verdoyants et ruisselants, le tout sous la domination du Grand Pic de Belledonne et de la Grande Lance d'Allemont. 

La portion reliant l'aval des Trois Laux et le Pas de la Coche n'est pas à négliger. Elle est relativement longue et enchaîne petites montées et petites descentes et ce n'est véritablement qu'aux alentours du Pas de la Coche que le sentier se décide à descendre pour de bon. 

Mais malgré la présente des barrages du Verney et de Grand-Maison au loin, ce versant de Belledonne est particulièrement sauvage et calme. On ne fait que côtoyer tapis de rhododendrons et petites résurgences, ces dernières étant assez bénéfiques pour nous ravitailler en eau. 

 

Sur l'Alpage du Clot du Ban, on est tenté de suivre les traces de bétail descendant progressivement dans les pentes en dévers (visibles au centre) mais le Gr remonte en réalité et on le devine sur la gauche de la photo zigzagant entre les zones rocheuses. 

 

En passant une petite crête, on domine enfin le Lac de la Coche. Au loin : Cime de la Jasse, Dent du Pra, Pic de la Belle Etoile et Col de la Vache comblent l'arrière-plan.

 

L'arrivée au Pas et au Lac de la Coche perd tout son charme avec la pollution visuelle qu'engendre l'immonde ligne à haute tension surplombant les environs du lac et reliant la Vallée de l'Eau d'Olle au versant Grésivaudan de Belledonne. Mais une lueur d'espoir pour le réensauvagement de cet espace est entrevue. 

Erigée en 1929, cette ligne à haute tension relie la centrale du Verney près d'Allemont à la centrale de Froges dans la Vallée du Grésivaudan. Totalement désuète avec la mise en place d'un important réseau de centrales hydroélectriques dans la Vallée de la Romanche près de Livet-et-Gavet, cette ligne à haute tension devrait disparaître du paysage belledonnien d'ici 2028. Ainsi, ce ne sont pas moins de 106 pylônes qui devront être démontés pour rendre son aspect sauvage au Pas de la Coche et aux environs du Habert d'Aiguebelle. 

 

Du Pas de la Coche 1989m, on bascule de nouveau vers le Grésivaudan. On ne devrait pas tarder à mettre pied sur la terrasse du Habert d'Aiguebelle installé deux cent mètres plus bas. 

 

 

Totalement rénové en 2017, le Habert d'Aiguebelle fait partie du réseaux de refuges ayant été réhabilités, réaménagés ou réajustés pour l'homologation du Gr738 de la Haute Route de Belledonne. Ainsi, l'ancien Habert d'Aiguebelle n'existe plus et a laissé place à un refuge flambant neuf pouvant accueillir aujourd'hui jusqu'à 38 couchages. 

Après son ouverture, ce dernier bénéficiait d'un refuge d'hiver en période non-gardée mais à la suite de dégradations, il a été décidé de fermer intégralement l'établissement une fois la période de gardiennage terminée.

Il ne faut pas non plus compter sur l'ancien habert puisque ce dernier a servi de base pour la construction du nouveau bâtiment et dès lors, n'existe plus. 

A quelques encablures du Habert d'Aiguebelle avec le Pic du Pin 2342m à gauche, le Point 2197 au centre et le Pas de la Coche 1989m à droite.

 

Pointe du Sifflet, Pointe du Sciallet, Pointe de la Scia, Pointe Nord du Ferrouillet, Pointe Centrale Nord du Ferrouillet, Roc de la Mine de Fer, Grand Replomb.

 

 

Au lieu de chuter vers le Parking du Pont de la Betta depuis le Habert d'Aiguebelle on s'autorise une progression en balcons en poursuivant le GrP du Tour des Lacs des Sept-Laux. On évite ainsi de suivre les fils de la ligne à haute tension en contournant le versant Sud du Jas de Lièvre tout en évitant de pénétrer sur le domaine skiable de Prapoutel puisque nous bifurquerons bien avant, au niveau du Pré de l'Arc (alpage sur la photo ci-contre). 

Du Pré de l'Arc, on est sur le point de terminer ce Tour du Ferrouillet avec une magnifique vue sur les cimes que vous avons approché. Les lacs de Belledonne conservent leur référence en tant que coin de fraîcheur pour les habitants des vallées mais les cimes s'avèrent être de magnifiques coins de solitudes, uniquement partagés par quelques troupeaux de bouquetins et quelques chocards à bec jaune.

En randonnant dans Belledonne, on a souvent l'impression de s'engager dans un interminable labyrinthe de pierres et de blocs. Mais sur cette vingtaine de kilomètres au coeur du massif, il ne vous faudra pas longtemps pour découvrir que le massif cache par endroit de vastes alpages diversifiant les randonnées dans ce royaume minéral.


ITINÉRAIRE DE LA RANDONNÉE : 

 

  • Départ/Arrivée : Parking du Pont de la Betta - km 0
  1. Pont de la Betta - km 0,4
  2. Deuxième Habert de Crop - km 2,8
  3. Lac de Crop - km 4,3
  4. Près du Lac Bleu - km 5,1
  5. Col de la Mine de Fer - km 6,4
  6. Brèche de la Roche Fendue - km 7,5
  7. Pointe Centrale Sud du Ferrouillet 2587m - km 7,8
  8. Les Trois Laux - km 8,8
  9. Pas et Lac de la Coche - km 12
  10. Habert d'Aiguebelle - km 13,6
  11. Habert du Pré de l'Arc d'en haut - km 15,5
  12. Pré de l'Arc - km 17,3

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Carte IGN nécessaire :  3335OT ou 3335OTR + 3335ET ou 3335ETR

Pointe Centrale Sud Du Ferrouillet Trace Gpx

Données géographiques – 115,8 KB

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