- Le Sommet de la Montagnette 1972m et le tour du Vallon de Combau par les cimes

Publié le 30 décembre 2025 à 17:40

Réalisée le 28-29 décembre 2025

 

Ces derniers jours le thermomètre a enfin décidé d'arrêter son fameux yo-yo qui caractérise maintenant les hivers dans les Alpes françaises. Au contraire, l'hiver fige peu à peu les massifs alpins, y compris ceux des Préalpes avec de fortes gelées mais une couche de neige qui reste encore faible pour la saison. Les plateaux du Vercors conservent tout de même durablement cette pellicule d'or blanc, contrastant avec l'aridité estivale de cette région montagneuse. Bien que la neige et le froid rendent plus hostiles une traversée des Hauts Plateaux, ils permettent le retour d'une denrée rare dans le Vercors : l'eau !

Ces sources et cette couche de neige nous rendent plus libres de nos mouvements quant à l'établissement du bivouac du soir. Nous ne sommes pas obligés d'analyser les cartes topographiques du massif et d'y sélectionner les potentiels lieux pour s'hydrater. On prépare donc notre traversée sur deux jours, d'autant que les randonneurs ont déserté en partie les lieux avec l'arrivée des températures négatives.

 

Le Massif du Vercors est assez vaste et divers : au Nord ce sont les forêts de conifères qui prédominent entrecoupées de quelques petites stations familiales, à l'Est, la barrière orientale du Vercors rend quasi impénétrable le massif par ses cols et ses pas en hiver. A l'instar du Nord, le Sud du massif bénéficie de reliefs plus doux. On y trouve d'immenses plateaux d'alpages et des forêts de pins clairsemées. Il s'agit de la région la plus sauvage du massif : pas de stations, pas de routes, très peu d'installations humaines à l'exception des quelques bergeries et cabanes qui jalonnent ce territoire : c'est la Réserve Naturelle Nationale des Hauts Plateaux du Vercors.

Véritable coeur du Parc Naturel Régional du Vercors, la réserve concerne 10% de son territoire et constitue l'une des plus grandes réserves de France métropolitaine. Concentrée entre le village de Corrençon-en-Vercors au Nord et Châtillon-en-Diois au Sud, la réserve est majoritairement composée de plateaux, même si sa bordure orientale grimpe jusqu'aux plus hautes cimes du Massif du Vercors. Elle-même située sur la limite climatique séparant les Alpes du Nord et les Alpes du Sud, cette zone concentre une diversité dans sa faune et sa flore, inégalée dans la région. 

Vue de l'Est et du Sud, la réserve semble inaccessible : suspendue de l'autre côté d'immenses cirques rocheux, seuls quelques pas permettent d'accéder aux Hauts Plateaux. Pour les Isérois, c'est classiquement Chichilianne et Gresse-en-Vercors qui sont choisies comme points de départ pour partir à la découverte des Hauts Plateaux du Vercors. Les passages pour la réserve se comptent sur les doigts d'une main : le Pas de la Ville, le Pas des Bachassons, le Pas de la Selle, le Pas de l'Aiguille ou encore le Pas de l'Essaure. Côté Drômois, c'est notamment le Vallon de Combau, Archiane et le Pas de Chabrinel qui concentrent les accès pour la réserve. Mais d'autres accès plus confidentiels permettent également une incursion incognito sur les Hauts Plateaux et c'est ce que nous tenterons d'effectuer pour l'ascension du Sommet de la Montagnette, une des dernières cimes du Vercors avant le basculement dans le Massif du Diois.

 

L'ascension du Sommet de la Montagnette par le Pas du Gris.

 

Le Vallon de Combau est désert en cette fin décembre, alors même que sa route d'accès, du fait du faible enneigement, permet encore d'arriver au coeur de la petite vallée drômoise. Au lieu de suivre classiquement son talweg pour pénétrer dans la réserve, on zyeute les quelques pas qui se situent entre Tussac et le Sommet de la Montagnette. Quatre passages peu connus, peu entretenus, probablement d'anciennes voies d'accès ouvertes par les bergers d'antan, permettent de passer en territoire vertacomicorien (d'Ouest en Est) : le Pas des Ampes, le Pas du Pastel, le Pas de la Plane et le Pas du Gris.

Au départ des environs de l'Auberge de Combau, le Pas du Gris est le plus facilement accessible d'autant qu'une fois sur les plateaux, la Fontaine Colombette peut être mise à contribution pour un ravitaillement en eau, encore faut-il que cette dernière coule.

 

 

Bien que le relief ne présente aucune difficulté, le sentier d'accès au Pas du Gris est quasiment absent sur les premières dizaines de mètres. On zigzague entre les pins jusqu'à atteindre quelques éclaircies forestières où l'on retrouve quelques cairns. Pour ces premiers pas, entre le pont de pierres traversant le Ruisseau de Combau (point de départ de la randonnée) et les 1500m d'altitude, une trace GPX peut être fortement utile afin de retrouver un sentier visible en direction du Pas du Gris. A noter que les cartes IGN ne mentionnent pas ce sentier. 

Vers 1600m, on sort de la forêt puis on fait face à la rampe d'accès pour le Pas du Gris (photo de gauche). Le sentier se distingue maintenant très bien et l'absence de neige en face Sud permet un cheminement sans encombre.

Depuis le Pas du Gris, on domine sensiblement le Vallon de Combau à moitié pétrifié sur son versant Nord. Au loin, la vue se dégage sur les Ecrins et le Dévoluy. Roche de la Muzelle, Barre des Ecrins, Obiou et Grand Ferrand sont de la partie.

 

Au Pas du Gris, on met pied dans la réserve. La neige fait une modeste apparition ainsi que quelques traces que l'on suivra fidèlement en direction des hauteurs du vallon. On traverse le Pré Bouzat en prenant bien soin de tourner la tête quelques instants pour apercevoir le Mont Ventoux au loin ainsi que l'extrémité Sud de la Montagne du Glandasse. 

 

 

Au niveau du rocher caractéristique que l'on devine sur la photo de gauche, on se met à la recherche de la Fontaine Colombette. On finit par trouver son rustique rondin de bois (photo ci-dessus) mais son fin filet d'eau s'avère totalement gelé lors de notre passage. Qu'importe, nous aurons une seconde chance de remplir nos besaces un peu plus tard dans la journée. 

Après le ressaut où se situe la Fontaine Colombette, on retrouve des reliefs plus doux à mi-chemin entre la Plaine du Tisserand et le Grand Pas. La trace est toute faite, nous n'avons qu'à suivre.

 

Notre course dans les alpages se stoppe radicalement au niveau du Sommet de Ranconnet, extrémité Sud de la muraille composant la Montagnette. De là, on domine la totalité du Vallon de Combau et la vue se dégage sur l'Isère. Le Grand Veymont et le Mont Aiguille font une entrée remarquée dans le paysage alors que la cuvette grenobloise se retrouve empêtrée sous une dense mer de nuages.

 

Au bout de la chaîne : le Sommet de la Montagnette.

Grand Veymont et Mont Aiguille accompagnés de la barrière orientale du Vercors.

Secteur de l'Essaure, le Goutaroux, le Rocher du Baconnet et le Massif de la Chartreuse.

On n'oublie pas le secteur Sud avec le Trièves et le Haut-Buëch dominés par les cimes dévoluardes et le Diois.

 

Pour relier le Sommet de la Montagnette, il ne nous reste plus qu'à suivre le fil de la crête jusqu'à son point haut. On alterne ainsi points de vue sur le Vallon de Combau et sur la Plaine du Tisserand. 

 

La Plaine du Tisserand sépare le chaînon de la Montagnette et la Croix de Lautaret que l'on distingue difficilement face à nous, la Montagne du Glandasse s'immisçant dans le panorama.

 

Face à la Croix de Lautaret 1951m.

Le Grand et le Petit Veymont.

On finit par atteindre le Sommet de la Montagnette 1972m à la mi-journée. Le panorama est toujours aussi exceptionnel depuis cette cime, certes modeste, mais magnifiquement bien positionnée. Dans ce secteur des Hauts-Plateaux, le Sommet de la Montagnette constitue le point le plus élevé. Et même s'il domine d'une petite centaine de mètres le reste des plateaux, la vue est pleinement dégagée sur les quatre points cardinaux. On se pose ainsi près du cairn sommital pour profiter de la vue mais également pour appréhender la suite de l'aventure. Car si le Sommet de la Montagnette constituait l'objectif sommital de ces deux jours dans le Vercors, le circuit est loin d'être terminé autour du Vallon de Combau.

 

Dévoluy à gauche et Diois à droite. On observe bien la division entre les hautes montagnes du Dévoluy et les reliefs plus vallonés du Diois.

 

Les Hauts Plateaux du Vercors. On devine une franche délimitation entre les Hauts Plateaux boisés au Nord et les Hauts Plateaux alpestres plus près de notre position. On se concentrera sur ces derniers pour la suite de notre circuit. 

 

Du Sommet de la Montagnette à la Tête des Chanaux par les Hauts Plateaux.

 

 

 

 

Au lieu de partir directement à l'assaut des Hauts Plateaux, on effectue un petit crochet sous les pentes du Sommet de la Montagnette à la recherche de la Source de Grailler. On descend de la cime en prenant bien soin de contourner les petites barres rocheuses qui empêchent une descente directe vers les environs du Pas de la Coche. Une fois sous le sommet, on suit le chemin qui part vers l'Abri de l'Essaure jusqu'à stopper notre descension près de la Source de Grailler.

 

Cette source est située environ 200m sous le sommet, sur son versant Est. Bien qu'indiquée sur les cartes IGN, sa résurgence se situe légèrement en contrebas de sa mention. Grâce à son débit relativement important pour une source du Vercors, le gel et la neige ne bloquent que rarement son accès.

 

 

Après avoir fait le plein d'eau, on rebrousse en partie chemin pour retrouver les Hauts Plateaux ensoleillés via le Pas de la Coche. De là, on se lance dans une grande traversée en direction de la Tête des Chanaux, sorte de butte à moitié boisée délimitant les Hauts Plateaux alpestres des Hauts Plateaux forestiers. Cette divagation vers ce sommet nous permettra de sortir des grands itinéraires quadrillant cette zone des Hauts Plateaux.

 

Le dôme du Sommet de la Montagnette.

 

 

Au milieu des alpages, totalement en dehors des itinéraires reliant les différents points principaux des Hauts Plateaux, on passe aux abords d'étranges structures de pierres. A mi-chemin entre le cairn et l'abri, il s'agit d'une borie. Ce terme d'origine provençale désigne un petit abri en pierre sèche permettant aux bergers d'autrefois soit de s'abriter soit d'y entreposer du matériel pour l'estive. Construit entre le XVIIIème et le XIXème, ces bories sont notamment utilisés dans les Alpes du Sud, dans des régions où les vents peuvent s'avérer tempétueux.

Dans cette zone des Hauts Plateaux, on trouve trois bories, appelées les Bories de Chamousset. Celle ci-dessus est la plus méridionale et son ouverture se fait vers le Sud (peut-être pour se protéger du vent de Nord). Un peu plus tard nous croiserons une autre borie dont l'ouverture se fait vers le Nord (peut-être pour se protéger du vent de Sud cette fois-ci).

Aujourd'hui, les Bories n'ont plus d'utilité particulière, les nombreuses bergeries qui parsèment les Hauts Plateaux du Vercors et construites avec une certaine modernité les ayant remplacé et démodée. Partie intégrante du patrimoine pastoral et montagnard du Vercors, les Bories peuvent encore servir d'abri en cas de tempête ou d'une simple halte lors d'une traversée du Vercors. Même si les plus contorsionnistes d'entre-nous pourraient s'en servir d'abri pour la nuit.

 

Depuis la borie, c'est une avancée quasi rectiligne à travers la Jasse de Chamousset, en direction de la Tête des Chanaux que l'on devine au centre-gauche. 

 

La traversée vers la Tête des Chanaux est particulièrement esthétique avec les plus hautes cimes qui émergent des plateaux à l'instar du Grand Veymont, de l'Obiou, du Grand Ferrand ou encore de la Montagnette. 

En plus du paysage, c'est le calme et le caractère sauvage des lieux qui embellit cette portion. Il n'y a pas un bruit, pas un bourdonnement de route, personne. Seuls quelques oiseaux qui zinzinulent dans les pins à crochet ou un renard s'empressant d'atteindre le sous-bois avant notre passage. 

La Tête des Chanaux 1889m.

Depuis la Tête des Chanaux : Obiou, Tête de l'Aupet, Grand Ferrand, Montagnette et Croix de Lautaret.

 

Malgré son apparence boisée, la Tête des Chanaux permet un panorama tout à fait atypique sur les Hauts Plateaux. Généralement habitué aux points de vue situés sur les extrémités des plateaux, on les domine en leur centre cette fois-ci. Comme si les vallées n'existaient pas et que le Vercors et les massifs alentours ne faisaient qu'un.

 

Sommet de Tourte-Barreaux, Tête de la Graille, Roc Mazilier, Grand Veymont, Petit Veymont, Rochers du Parquet et Mont Aiguille. Tout au fond à droite, on devine quelques sommités de Chartreuse.

 

L'alpage du Jardin du Roi, l'alpage de la Cabane de Châtillon, Pié Ferré et au loin le Mont Ventoux.

 

Bergerie du Jas Neuf et le Sud Vercors.

Grand Veymont, Petit Veymont et Rochers du Parquet.

 

De la Tête des Chanaux, on part retrouver les Hauts Plateaux en descendant le versant Nord de la butte. Des environs du Point 1816 situé à équidistance de la Tête des Chanaux et de la Tête des Baumiers, on repart plein Est pour aller à la rencontre du sentier provenant du Pas de l'Aiguille et de la Cabane de Chaumailloux.

 

 

Le soleil commence son inexorable chute au moment où nous nous approchons de la Bergerie de Chamousset. Au lieu d'aller vers ses murs, on pique de nouveau vers le coeur des Hauts Plateaux. On se fixe le Point 1874 comme potentiel lieu de bivouac, l'occasion de croiser la seconde borie sur notre route.

 

Au Point 1874, une butte battue par les vents et située à mi-chemin entre le Sommet de la Montagnette et Tête Chevalière, on décide d'installer notre bivouac. La vue y est toujours centrale et on pourra profiter des dernières lueurs avant la tombée de la nuit.

 

Le Dévoluy, les Ecrins et le Taillefer changent progressivement de teinte.

 

La solitude de la Borie.

 

Le soleil finit par quitter notre position en passant derrière la Montagne du Glandasse. Mais les hautes cimes de l'Est n'en n'ont pas terminé avec les derniers rayons. 

 

 

 

 

 

 

 

Dans un festival de teintes chaudes, les Ecrins et le Dévoluy rivalisent de beauté en cette fin de journée hivernale. L'absence de vent rend d'autant plus agréable la contemplation. Il ne manquerait plus que quelques caprinés daignent traverser le plateau pour que la carte postale vertacomicorienne soit complète. Mais ce ne sera pas pour ce soir. 

Quoique, en tendant l'oreille, quelques jappements et hurlements de loup se feront entendre au loin, probablement dans l'alpage du Jardin du Roi. Pendant deux à trois minutes on se focalisera sur les cris des canidés avant que ceux-ci s'évanouissent à leur tour, clôturant ainsi avec panache cette journée sur les Hauts Plateaux du Vercors. 

La traversée de Tête Chevalière et la descente dans le secteur de l'Essaure. 

 

Au petit matin, alors que l'Est se réchauffe progressivement, la bise nous malmène lors du démontage du bivouac. On contemple les premières lueurs avant d'entamer directement l'ascension de Tête Chevalière histoire de nous réchauffer rapidement et de reprendre des couleurs à notre tour. 

 

Comme un clin d'oeil pour cette nouvelle journée, c'est de la face Est de la Montagnette que le soleil émerge.

 

Lever de soleil sur la Montagne du Glandasse et le Roc de Peyrolle.

 

Pour atteindre Tête Chevalière, le cheminement se fait globalement à vue. On passe aux abords de la Bergerie de Chamousset puis on pique sur l'épaule la surplombant. Depuis l'imposant cairn , on continue de grimper en longeant le haut de la Combe Chevalière avant de chercher à atteindre la crête sommitale.

Depuis Tête Chevalière 1951m, on pourrait presque toucher du doigt le Mont Aiguille 2087m. Il s'agit d'une des vues les plus emblématiques du Vercors et de son monolithe. D'ailleurs, ce dernier ne nous quittera quasiment plus du reste de la journée.

 

Le Mont Ventoux, la Montagne du Glandasse, les Rochers de Plautret et le cairn sommital de Tête Chevalière.

 

Pour descendre de Tête Chevalière et retrouver le Vallon de Combau, on choisit de suivre le fil de l'arête surplombant le Ravin des Arches. Le contraste sera saisissant entre la douceurs des alpages de la Plaine de Chamousset et la montagne détritique surplombant Chichilianne.

 

La Plaine de Chamousset avec le Sommet de la Montagnette et la Croix de Lautaret.

 

Suivre le fil de l'arête ne présente pas de difficulté particulière. Il faut cependant être attentif car certaines parcelles de terres sont suspendues dans le vide et menacent de s'écrouler dans le Ravin des Arches. L'absence de corniches facilite la divagation aux abords du précipice. 

 

 

A partir du Point 1886, le sentier quitte le pourtour du ravin pour s'immiscer un peu plus dans les plateaux. Dans le même temps, la pente s'incline et finit par rejoindre tout d'abord la Source de l'Essaure, le Pas de l'Essaure puis l'abri éponyme. Ouvrez l'oeil, les chamois et les bouquetins (sans parler des marmottes l'été) sont souvent présents dans ces environs. A notre passage, seul un chamois assez farouche détalera dans la pente face à nous.

 

De l'Abri de l'Essaure à l'Auberge de Combau par les crêtes Est et Sud.

 

Quelques centaines de mètres après le Pas de l'Essaure, on arrive près de l'Abri de l'Essaure. Petit baraquement posé dans un cadre idyllique, au pied de la Montagnette et au coeur du Vallon de Combau, il peut servir de halte pour une nuit avec ses 4-5 places de couchage, sa table en bois et son poêle. Même si l'eau n'est pas directement présente près de l'Abri de l'Essaure, la Source de Grailler ou de l'Essaure peuvent servir de ravitaillement avant d'atteindre la cabane. Attention toutefois à la surfréquentation des lieux car depuis le Vallon de Combau cet abri est très facilement accessible.

 

De notre côté, au lieu de poursuivre au coeur du Vallon de Combau, on part rejoindre l'arête au niveau des Quatre Têtes. Un petit sentier se faufile d'abord dans la pinède puis dans les alpages en direction de la Tête de Praorzel, prochaine cime sur notre route.

 

Cette traversée d'arêtes nous permet d'avoir une vue d'ensemble à la fois sur le Vallon de Combau mais également sur les contreforts du Vercors et le Trièves.

 

 

Sur cette portion en direction de la Tête de Praorzel, les massifs montagneux semblent se mélanger. Dévoluy, Diois et Vercors ne forment plus qu'un dans le paysage, les cols frontières que sont le Col de Menée (entre le Vercors et le Diois) et le Col de Lus-la-Croix-Haute (entre le Diois et le Dévoluy) sont invisibles, le panorama n'offrant qu'un horizon de montagnes.

Trio de chamois sur fond de Rocher de Combau.

 

Panorama depuis le Tête de Praorzel 1691m, entre Vallon de Combau et Chichilianne.

 

 

Depuis la Tête de Praorzel, on quitte l'arête pour longer le versant Ouest de la Crête de Grande Leirie jusqu'à atteindre le Col de la Lauzette. On ne poursuivra pas plus au Sud, le sentier chutant vers le Col de Menée et le Diois. Au contraire, on restera dans les environs du Vallon de Combau en partant à l'assaut de notre dernier sommet : le Serre de Beaupuy. 

Depuis le Col de la Lauzette, le sentier d'accès au Serre de Beaupuy est presque invisible. On grimpe tant bien que mal la centaine de mètres de dénivelés qui sépare le plateau sommital du col sur un semblant d'arête Est.

 

Après cette grimpette, on atteint un petit plateau légèrement en dévers. On le traverse dans sa longueur jusqu'à atteindre le point haut du Serre de Beaupuy 1745m. On observe maintenant le Vercors depuis son point le plus méridional, la neige s'est d'ailleurs évaporée dans le Vallon de Combau et le versant Sud de la Montagnette.

 

Depuis le culmen du Serre de Beaupuy et le chemin reliant le Col de Côte Chèvre, on domine la terminaison du Vallon de Combau encaissée entre le rocher éponyme et le Rancou. Il ne nous reste plus que 400m de descente pour rejoindre les environs de l'Auberge de Combau, point de départ de notre randonnée. Sur ce versant, le sentier est davantage marqué avec des cairns en nombre et une sente bien visible.

 

Cette randonnée autour du Vallon de Combau est réalisable sur une bonne journée de marche et ce, à toute saison, même lorsque la neige est plus présente. Mais l'agrémenter d'un bivouac au coeur des Hauts Plateaux permet de pleinement vivre l'expérience vertacomicorienne sans faire face à la cohue dont les cabanes du Vercors sont victimes un peu plus chaque année.

De ce versant, l'accès au Sommet de la Montagnette est probablement le plus esthétique et le plus sauvage, mais également le plus simple. Ajoutez à cela quelques cimes secondaires pour contempler ce sommet sous ses différentes formes et appréhender la diversité de cette extrémité du Vercors dans une solitude hivernale des plus totales.

 

Rocher de Combau depuis la route du Vallon de Combau.


ITINÉRAIRE DE LA RANDONNÉE : 

 

Carte IGN nécessaire : 3237OT ou 3237OTR

  • Départ/Arrivée : Pont en pierre avant l'Auberge de Combau - km 0
  1. Pas du Gris - km 1,1
  2. Fontaine Colombette - km 1,8
  3. Sommet de Ranconnet - km 2,6
  4. Sommet de la Montagnette 1972m - km 3,3
  5. Source de Grailler - km 4,4
  6. Pas de la Coche - km 4,8
  7. Borie de Chamousset (1) - km 6,4
  8. Tête des Chanaux - km 7,9
  9. Borie de Chamousset (2) - km 9,6
  10. Point 1874 (Bivouac) - km 9,8
  11. Près de la Bergerie de Chamousset - km 10,3

12.   Haut de la Combe Chevalière - km 10,7

13.   Tête Chevalière - km 11,4

14.   Source de l'Essaure - km 13,4

15.   Pas de l'Essaure - km 13,8

16.   Abri de l'Essaure - km 14,6

17.   Les Quatre Têtes - km 15,4

18.   Tête de Praorzel - km 16,9

19.   Col de la Lauzette - km 18,6

20.   Serre de Beaupuy - km 19,8

21.   Col de Côte Chèvre - km 20,6

Sommet De La Montagnette Trace Gpx
Données géographiques – 67,5 KB

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