- Le Serre de Montué 1706m et le tour du cirque du Val de Quint par le Col de Font Payanne et le Pas d'Ambel

Publié le 14 décembre 2025 à 19:37

Réalisée le 14 décembre 2025

 

Beaucoup plus modeste que la barrière orientale, la barrière méridionale du Vercors s'élance du petit village de Léoncel jusqu'au Col de Menée. Avec un point haut au niveau de la Montagne du Glandasse et ses plus grandes falaises autour du Cirque d'Archiane, le reste de la chaîne est composée de plateaux alpestres et de montagnes en forme de dôme contrastant avec les falaises abruptes qui se jettent sur le Pays Diois. Depuis le versant Sud, cette barrière marque non seulement le début du Vercors mais également la frontière climatique et géologique entre les Alpes du Nord et celles du Sud. Cette délimitation est particulièrement visible sur le terrain avec une végétation alpine hésitante : épicéa en face Nord, pins sylvestre en face Sud par exemple. De plus, avec des hivers de moins en moins rigoureux, la neige peine à se stabiliser sur ces montagnes. Et ainsi lorsque que les Hauts Plateaux du Vercors, en grande partie plus hauts, plus boisés par endroit et moins exposé à l'ensoleillement conservent mieux la neige, les plateaux méridionaux peuvent s'avérer être une alternative de choix à une divagation en pays vertaco. 

Cependant, leurs versants Nord, en plein coeur du Vercors, sont souvent facilement accessibles. De nombreux petits hameaux jalonnent les vallons et les petites routes arpentant gorges sinueuses, plateaux forestiers et cols de montagne désenclavent de multiples zones du massif. Une grande partie de la zone Sud du massif reste donc moins sauvage que les Hauts Plateaux du Vercors. Pour profiter d'une approche moins fréquentée de ces plateaux, il ne faut donc pas hésiter à se rendre en Pays Diois et à partir à l'assaut du versant Sud du Vercors.

 

Moins hautes que les cimes orientales du Vercors qui peuvent dépasser allègrement les 2000m d'altitude, les sommets du Vercors Sud peinent à dépasser les 1700m, exception faite la zone proche de la Montagne du Glandasse. Mais avec un départ depuis le Pays Diois, dont les plus profonds vallons s'établissent entre 400 et 500m d'altitude, la dénivellation n'en devient pas moindre pour accéder aux sommets méridionaux.

En dehors des cimes encadrant la Réserve des Hauts Plateaux du Vercors, il n'y a donc aucune cime qui ne dépasse les 2000m d'altitude. En y regardant de plus près, il semblerait même que les 1700m soient la limite haute de ces montagnes. C'est ainsi que l'on repère le Serre de Montué 1706m dans les environs de Font d'Urle. En éliminant la Tête du Faisan, porte d'entrée Ouest de la Réserve, le Serre de Montué est ainsi la plus haute montagne du Sud-Ouest du Vercors. Très accessible depuis le petite station de Font d'Urle avec seulement 300m de dénivellation, on opte pour un point de départ depuis la petite commune drômoise de Saint-Julien-en-Quint. De là, les nombreux pas cisaillant les falaises Sud du Vercors seront mis à contribution pour effectuer un large circuit encadrant le Val de Quint, avec l'ascension du Serre de Montué en point d'orgue.

 

De Saint-Julien-en-Quint aux Pâturages de Font d'Urle via le Col de Font Payanne et le Puy de la Gagère.

 

Depuis le petit village de Saint-Julien-en-Quint, blotti à 556m d'altitude, on démarre la randonnée par la traversée de quelques hameaux adjacents au bourg principal. Encore frigorifiés par le gel nocturne, les hameaux se réveillent doucement avec les premiers rayons lumineux perçant au-dessus du But Saint-Genix 1643m. On traversera ainsi successivement le hameau de Villeneuve, de la Carde, des Bayles et des Morinons avec en ligne de mire le Col de la Poule, début de la véritable ascension forestière en direction du Col de Font Payanne.

En parlant de poule, et alors que les bipèdes dorment encore, on fait la rencontre de nombreux animaux d'élevages dans ces différents hameaux, notamment les troupeaux de moutons et leurs kangals, congédiés dans les fonds de vallon en dehors de la période d'estive.

Du Col de la Poule on s'immisce dans une dense forêt de pins puis de fayards sur un large sentier qui s'affine progressivement jusqu'à se muer en sente forestière. La forêt est tellement dense que l'on ne parvient à peine à deviner les montagnes encadrant le Val de Quint. Par moment, une éclaircie dans la forêt permet d'entrevoir ces cimes sans avoir un panorama global. Il nous faudra patienter jusqu'au Puy de la Gagère pour cela.

 

Sur la gauche, mi-ombre mi-lumière, on devine le village de Saint-Julien-en-Quint. Face à nous, on repère le Bec Pointu et la barrière encadrant le Plateau d'Ambel. C'est d'ailleurs une échancrure dans cette dernière qui devrait nous permettre de redescendre sur le village du départ après notre vagabondage sur les plateaux.

 

 

 

Vers 1300m d'altitude, une clairière en dévers, appelée Clot de la Vie sur les cartes IGN,  permet un plus ample panorama sur le cirque. On voit ainsi le Puy de la Gagère légèrement à droite, notre porte d'entrée vers les zone alpestre. Quelques centaines de mètres après, on croise le chemin d'une source, celle de Font Payanne. Il ne faut pas hésiter à refaire le plein puisque les sources sont rares sur les cimes du Vercors. Une fois la source passée, on ne devrait pas tarder à arriver au col.

 

 

Source de Font Payanne

Au Col de Font Payanne 1412m, on atterrit sur une large et désagréable route forestière dont on s'extirpera fort heureusement quelques mètres plus au Nord du col. On met pied par la même occasion sur le Gr93, une des traversées du Vercors sillonnant la partie Sud du massif d'Ouest en Est.

Quelques trouées dans la forêts permettent de voir pour la première fois la barrière orientale du Vercors et notamment son point culminant le Grand Veymont 2341m. Entre nous et les hauts sommets du Vercors on devine la Vallée de la Vernaison grimpant vers le Col de Rousset mais surtout la Plaine de Charose agrémentée de quelques bâtisses et de quelques granges. On se situe ainsi dans les environs de la commune de Vassieux-en-Vercors. 

Paisibles et grandioses à la fois, les environs de Vassieux-en-Vercors sont un hymne à la paix retrouvée. Bien loin de la brutalité et de la cruauté dont la petite commune vertacomicorienne a fait l'objet durant la Seconde Guerre Mondiale, il y a 80 ans de cela. Véritable base arrière de la résistance et des activités de récupération des parachutages d'armes organisés par les Alliés notamment fin 1943, Vassieux-en-Vercors fut l'objet d'une répression sanglante d'abord entre le 16 et le 24 avril 1944 par la milice française avec le pillage et l'incendie de fermes agricoles ainsi que la torture et la déportation de certains habitants de la commune qui conduiront à la mort de trois d'entre-eux. 

Avec l'arrivée du débarquement en Normandie le 06 juin 1944, l'effectif du Maquis du Vercors regonfle en voyant monter des centaines de volontaires, tous impatients d'appliquer le plan ''Montagnard''. Ce plan, pensé par Pierre Dalloz et Jean Prévost en 1941 sur les contreforts Nord du Massif du Vercors, aux Côtes de Sassenage précisément, organise le Vercors en véritable Cheval de Troie face à l'occupation allemande et au Régime de Vichy avec l'envoi d'abord d'armes puis d'escadrons aéroportés de la part des Alliés. Cependant, et malgré l'envoi de quelques parachutages Alliés, ce plan ne sera jamais appliqué. Au contraire, il se retournera contre le Maquis du Vercors, pris au piège par les Allemands bien décidés à envahir le massif une bonne foi pour toute. 

C'est en juillet 1944, notamment à partir du 14 juillet après un parachutage allié, que l'aviation allemande commence son offensive sur Vassieux-en-Vercors avec des bombardements successifs jusqu'au 21 juillet et des divisions ennemies bloquant l'accès au massif, empêchant toute aide venue de l'extérieur. Ce même 21 juillet, 200 parachutistes allemands atterrissent dans les environs de la commune. Ils seront rejoint par 200 hommes supplémentaires deux jours plus tard conduisant ainsi au massacre de 72 habitants (sur une population totale d'un peu plus de 400 âmes) et de 120 maquisards. A la fin des combats, le village est totalement en ruine puisqu'on estime sa destruction à 97%.

 

Au vu de son héroïsme et de son sacrifice, George Bidault, alors Président du Conseil National de la Résistance, remet le 05 août 1945 la Croix de la Libération à la commune de Vassieux-en-Vercors : « Village du Vercors qui, grâce au patriotisme de ses habitants, s'est totalement sacrifié pour la cause de la résistance française en 1944. Principal centre de parachutage pour l'aviation alliée sur le plateau, a toujours aidé de tous ses moyens les militaires du Maquis dans les opérations de ramassage d'armes. Très violemment bombardé le 14 juillet, attaqué par 24 planeurs allemands les 21 et 22 juillet, a eu 72 de ses habitants massacrés et la totalité de ses maisons brûlées par un ennemi sans pitié. Martyr de sa foi en la résurrection de la Patrie. » (Vassieux-en-Vercors, Compagnon de la Libération par décret du 4 août 1945).

 

Sous la cime du Puy de la Gagère, on sort non seulement de la forêt mais également du Gr93 qu'on laisse filer vers le coeur du plateau. On s'érige quant à nous sur le Puy de la Gagère constellé de quelques névés. A son pied, on devine la Commune de Vassieux-en-Vercors.

 

Sur le versant Ouest du Puy de la Gagère 1651m, on domine les pâturages de Font d'Urle. On devine également le reste de l'aventure entre alpages et falaises. Le Serre de Montué s'élance d'ailleurs sur la droite de la photo.

 

Zoom sur les Pâturages du Font d'Urle et le Serre de Montué.

 

La traversée du Plateau de Font d'Urle et l'ascension du Serre de Montué.

Pour relier le Serre de Montué, on ne traversera pas à la transversale le plateau de Font d'Urle. On suivra fidèlement le cheminement du cirque rocheux surplombant le Val de Quint entre le Puy de la Gagère et la Porte d'Urle.

 

Sous le Puy de la Gagère, on est assez frappé par le contraste entre les falaises abruptes de plusieurs centaines de mètres et le caractère plat des alpages de Font d'Urle. On peut suivre sans difficulté le fil de la crête en prenant gare aux quelques congères mais également au nombreux scialets présent sur le plateau. 

Quelques mètres après le Pas du Follet, on croise la Double Arche difficilement visible par le haut (photo de gauche), lieu prisé par les grimpeurs et rappelant les chourums dévoluards. Aujourd'hui seuls les chocards à bec jaune ont investi les lieux.

 

Double Arche et Puy de la Gagère.

 

 

Quelques mètres après la Double Arche, le sentier évite une zone de dévers, sorte de petit cirque dans le cirque, où se situe la Fontaine du Chien. On remarque d'ailleurs la roche suintante sur la photo ci-dessus.

De notre côté, on se décide à parcourir ce petit cirque, d'autant que les foules venant de Font d'Urle se contentent de suivre fidèlement le parcours. La Fontaine du Chien, sortant du coeur de la montagne tout près de la paroi, est une nouvelle occasion de faire le plein d'eau sur le tracé. Durant cette digression, on sera accompagné par un Gypaète juvénile, bien sombre et bien seul par rapport à ses compères les Vautours fauves, présents en nombre dans ces falaises.

Les Rochers de Pêteloup sous le Puy de la Gagère.

Les parois suintantes de la Fontaine du Chien.

Aplomb au-dessus du Val de Quint avec la Tête de la Dame en arrière-plan.

Au Nord, c'est le plat pays. De lointaines cimes arrivent même à se frayer une place dans le panorama à l'instar du Grand Som, de Chamechaude, du Moucherotte ou de la Dent de Crolles. Le Mont Blanc est même de la partie avec l'émergence de sa cime au niveau du Col Vert à droite du Roc Cornafion.

 

Au Sud, c'est plus valloné. le Diois est encadré par le But Saint-Genix et les Trois Becs. Au loin à gauche, il s'agit du Mont Ventoux.

 

Un peu avant le Pas Pascaud, on bascule au-dessus de l'autre branche du cirque du Val de Quint. Légèrement à gauche, on devine le Roc de Touleau 1581m, sommet dominant le Plateau d'Ambel et le Col de la Bataille, et constituant l'une des dernières cimes du Massif du Vercors vers l'Ouest.

 

Pas Pascaud, porte d'entrée (et de sortie) pour les Pâturages de Font d'Urle.

Grande Moucherolle et barrière orientale.

Vautour fauve.

La Barrière Orientale du Vercors entre Moucherotte et Roche Rousse.

 

En arrivant à la Porte d'Urle 1496m, on arrive au point bas de ce cheminement de crête. On s'échappe rapidement de ce col orné d'un immonde pylône électrique pour partir dans la pente opposé en direction du Pas de l'Infernet. La sente est toujours présente sur le bord de falaise mais plus discrète qu'auparavant, la plupart des sentiers rejoignant le petit hameau de Font d'Urle trônant un peu plus au Nord.

La petite station de Font d'Urle se camoufle parfaitement bien dans son plateau. Composé de plusieurs bâtiments, elle est surtout animée à la saison hivernale avec plus de 100km de piste de ski de fond et quelques pistes de ski alpin. Quand la neige le permet du moins. Le reste de l'année, moins d'une dizaine de personnes vit à temps plein sur ce plateau karstique au milieu des moutons, des vautours et des marmottes. Au départ du village, le Sentier du Karst permet aux randonneurs d'arpenter le plateau et de contempler quelques-unes des curiosités géologiques qui s'y cachent : scialet, grotte, glacière notamment. 

 

De notre côté, on s'élève sur la crête des Sarnas où nous sommes rejoint par de nombreux vautours virevoltant au-dessus des parois.

 

Vautour fauve surplombant le Roc de Touleau. En arrière-plan la brume camoufle la Vallée du Rhone et ne laisse entrevoir que les Monts d'Ardèche.

 

Point 1698 survolé par quatre rapaces.

Point 1698 et le Serre de Montué.

Depuis les Sarnas, on quitte légèrement le fil de l'arête pour se rendre dans les environs du Chalet du Serre de Montué. De là, on remet pied sur le Gr93 en direction du Pas de l'Infernet et de la crête menant au Serre de Montué.

 

Sud du Plateau d'Ambel et Tête de la Dame depuis le Pas de l'Infernet.

Vautour sur fond de Diois et Ventoux.

Après le Pas de l'Infernet, on se retrouve sur un collet marquant la frontière entre les plateaux d'Ambel et de Font d'Urle. C'est également le point de départ du cheminement de crête en direction du point haut du Serre de Montué que l'on devine à gauche. 

 

 

Le Serre de Montué 1706m se compose d'une large crête herbeuse d'où s'érige quatre mamelons : deux au Sud du point le plus élevé (Points 1685 et 1692 sur les cartes IGN) et un dernier au Nord du culmen. La totalité de cette crête est praticable sans difficulté et son cheminement permet un panorama exceptionnel sur le Vercors et les Vallées de l'Isère et du Rhône, bouchées par une mer de nuage tenace ce jour-là.

 

Le cairn sommital du Serre de Montué 1706m.  Le vent est également au rendez-vous à notre arrivée. On se cale quelques instants près de la cime avant d'être contraint de battre en retraite à l'abri pour casser la croûte.

 

Le plateau de Font d'Urle et une partie de Ła forêt domaniale de Lente sur fond de Barrière orientale du Vercors.

 

La totalité de la barrière orientale du Vercors. Quelques cimes d'autres massifs arrivent à s'immiscer dans le panorama : un peu de Chartreuse, de Belledonne, de Taillefer, d'Ecrins, de Dévoluy et bien sûr le Mont Blanc.

 

La Momie du Vercors.

Plateau de Font d'Urle et Montagne du Glandasse.

Le Mont Blanc trône entre le Pic Saint-Michel et le Moucherotte.

Vers le Sud, on voit bien la délimitation effectuée par le cheminement de crêtes du Serre de Montué entre les alpages de Font d'Urle et le Plateau d'Ambel.

 

Du Serre de Montué à Saint-Julien-en-Quint par la Montagne et le Pas d'Ambel.

 

Du sommet du Serre de Montué, on rebrousse chemin jusqu'au Gr93. On poursuivra sur ce sentier en allant vers l'Ouest et le Plateau d'Ambel. On ne s'immiscera pas vraiment dans l'intérieur du plateau mais on se contentera de suivre une nouvelle fois le fil des crêtes, certes moins franchement que le reste de la journée, le Gr93 sillonnant davantage le versant Ouest de la montagne. 

Les Plateaux d'Ambel et de Font d'Urle sont deux propriétés du département de la Drôme depuis 1953. Ainsi le département a mis en place une série de règlements régissant les comportements et les accès pour les randonneurs. Les chiens sont par exemple interdit du 1er juin au 30 octobre et doivent être tenus en laisse le reste de l'année, des zones de quiétude ont été mises en place avec une interdiction limitée voire totale pour les randonneurs notamment pour protéger le cerf. Ainsi, lors du brame, le département a installé deux espaces d'observation pour permettre aux curieux de profiter de l'ambiance du brame tout en n'altérant pas la tranquillité des cervidés. Enfin, trois refuges ont été réhabilités et sont mis à la disposition des randonneurs : le Refuge d'Ambel, le Refuge de Tubanet et le Refuge Gardiol, tout trois non-gardés.

 

Le Gr93 et le Plateau d'Ambel.

 

Première escale durant cette traversée : le Pas de la Ferrière d'où l'on aperçoit particulièrement bien le sentier d'accès à la Porte d'Urle.

 

Au niveau du Pas de la Ferrière, le sentier se scinde en deux. Alors que le Gr93 part vers l'intérieur du Plateau d'Ambel, un autre sentier continue vers le Sud en suivant l'extrémité du plateau. On poursuit sur ce dernier avec à la fois la sente comme fil directeur mais également les milliers de poteaux de clôture plantés sur les bords de la falaise.

 

Depuis le Pas de la Couronne, on voit quasiment l'intégralité du cheminement du jour : manque la commune de départ et le point haut du Serre de Montué.

 

Roc de Touleau et Plateau d'Ambel.

Puy de la Gagère et Grand Veymont.

But Saint-Genix depuis les pentes du Pas d'Ambel.

La lumière devient de plus en plus rasante au moment où nous atteignons le Pas d'Ambel, notre porte de sortie des plateaux vers le Val de Quint. Avec ce dernier pas, ce n'est pas moins de neuf passages que nous avons croisé sur notre route depuis le Col de Font Payanne. Alors que certains sont utilisés fréquemment à l'instar de la Porte d'Urle, d'autres ont été peu à peu oubliés. Autrefois, les paysans du Val de Quint se servaient de ces différents pas pour monter leur bétail sur les plateaux environnants. Ce fut le cas du Pas du Follet ou du Pas Pascaud par exemple. 

Aujourd'hui surtout emprunté par les chamois du coin, ces différents pas peuvent servir d'alternatives plus aériennes et plus confidentielles pour atteindre les pâturages de Font d'Urle. D'autant que sur ces vires, il n'est pas rare de croiser quelques curiosités géologiques : cavités, arches ou encore oeille. On se réservera ces différents passages pour des périodes sans neige à l'assaut d'autres sommités locales.

Même si la sente est bien visible, la descension depuis le Pas d'Ambel est assez radicale. On passe directement des alpages à la forêt. On ne retrouvera que quelques éclaircies près des premiers hameaux de Saint-Julien-en-Quint. 

On arrive dans les environs de Saint-Julien-en-Quint à la tombée de la nuit. L'occasion de profiter de l'embrasement des falaises du Cirque du Val de Quint durant quelques instants. 

 

Traverser les plateaux Sud du Vercors au début de l'hiver n'enlève rien à la majesté des lieux. Certes vous arpentez des plateaux sans marmottes, mais ils sont également sans patous, vous ne vous faites pas assommés par la chaleur estivale et l'eau y est un peu plus présente. Une virée estivale en ces lieux pourrait être l'occasion de parcourir les vires et les pas confidentiels qui cisaillent ces parois, non pas en bordant la verticalité comme nous l'avons entrepris ce jour-là mais en la côtoyant et en l'arpentant.


ITINÉRAIRE DE LA RANDONNÉE : 

  • Départ/Arrivée : Saint-Julien-en-Quint - km 0
  1. Hameau des Bayles - km 0,9
  2. Col de la Poule - km 3,4
  3. Source de Font Payanne - km 7,5
  4. Col de Font Payanne - km 7,8
  5. Puy de la Gagère - km 9,6
  6. Pas du Follet - km 10,3
  7. Double Arche - km 10,7
  8. Fontaine du Chien - km 11,1
  9. Pas Pascaud - km 12
  10. Porte d'Urle - km 13,3
  11. Chalet du Serre de Montué - km 14,9
  12. Pas de l'Infernet - km 15,3
  13. Serre de Montué 1706m - km 16,8
  14. Pas de la Ferrière - km 19,5
  15. Pas de la Couronne - km 21,2
  16. Pas d'Ambel - km 22,5
  17. Source sous le Pas d'Ambel - km 23,9
  18. Hameau des Tonils - km 26,7

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Carte IGN nécessaire : 3136ET

Serre de Montué Trace Gpx
Données géographiques – 85,6 KB

Ajouter un commentaire

Commentaires

Il n'y a pas encore de commentaire.